Course au perchoir : trois Marcheurs dans les starting-blocks

Présidence de l'Assemblée nationale: à tous les coups Macron gagne

Trois candidats LREM pour la présidence de l'Assemblée

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"Dans cette Assemblée féminisée, je pense que ce serait bien symboliquement qu'une femme soit pour la première fois à sa tête."
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Si une des deux candidates ex-socialistes est élue, le "perchoir" accueillera une femme pour la première fois.

Ce qui met d'accord plusieurs responsables REM qui militent pour qu'une femme de gauche soit nommée au "perchoir" dans un souci d'équilibre, après la nomination d'un homme de droite à Matignon.

A 58 ans, l'ex-militante PS Brigitte Bourguignon - qui avait succédé à Jack Lang dans la 6ème circonscription du Pas-de-Calais en 2012 avec 54,31% des voix contre son adversaire de l'UMP -entame également un deuxième mandat sous l'étiquette REM, remporté avec 60,84% contre son opposante FN.

A en croire leurs SMS lacunaires, l'élection du quatrième personnage de l'Etat n'enflamme guère les députés macronistes. D'abord en envoyant un mail étayé de candidature à l'ensemble du groupe avant le séminaire de cohésion organisé ce week-end à l'hôtel de Lassay (la résidence du futur président de l'Assemblée), et en posant lundi matin un argumentaire public sur Facebook.

Alors que Christophe Castaner a estimé, la semaine dernière, que le choix d'une femme pour le perchoir serait "un symbole fort", François de Rugy avait répondu en affirmant qu'il renoncerait à sa candidature pour la présidence de l'Assemblée nationale si l'exécutif souhaitait l'élection d'une femme.

"C'est quand même un effet, pas seulement de la loi de la parité mais de la volonté d'Emmanuel Macron, d'En Marche, du MoDem, de faire en sorte qu'on ne mette pas les femmes que dans des circonscriptions ingagnables", assure Marc Fesneau, le président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale.

Le président devrait être élu dès le premier tour de ce scrutin secret. Les 12 présidences de l'Assemblée nationale ont toujours été masculines.

Pour "renforcer sa légitimité démocratique", il déroule une série de propositions: procédures modifiées pour "éviter l'enlisement et l'obstruction", "nouveaux pouvoirs d'enquête" pour mieux contrôler le gouvernement, et pratiques moralisées, incluant une remise à plat des retraites des parlementaires, des notes de frais et des règles d'emploi des collaborateurs, ainsi que de l'immunité parlementaire.

A ses yeux, "cette législature doit être celle de la concrétisation de réformes démocratiques profondes", avec la "réduction du nombre de députés" et l'"introduction de la proportionnelle", programmées par M. Macron et qu'il avait lui-même proposées durant son dernier mandat.

Ce prétendant au perchoir plaide aussi pour aller "à la rencontre des citoyens, au travers de conférences parlementaires de territoires".

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