La nouvelle du "Trumpcare" refroidit certains républicains — Etats-Unis

USA: 22 millions d'assurés en moins si

USA: 22 millions d'assurés en moins si « Obamacare » était abrogée

Mitch McConnell, le chef de la majorité sénatoriale, doit annoncer mardi s'il persiste à ouvrir les débats cette semaine.

Ce report montre toutefois que ni lui ni le président américain ne sont parvenus à convaincre un nombre suffisant de parlementaires pour faire adopter cette réforme dont l'objectif est d'abroger l'Affordable Care Act, plus connu sous le nom d'Obamacare.

Mais les conservateurs jugent que le compromis ne desserre pas assez le carcan d'Obamacare et restera très onéreux pour les finances publiques.

"Nous n'avons pas de sujet aussi emblématique que celui-ci".

La proposition de loi abrogerait des éléments centraux de l'"Obamacare ", la loi démocrate promulguée en 2010, notamment l'obligation universelle de s'assurer et une série de réglementations visant à assurer un niveau minimum de couverture partout dans le pays. Nous l'avons fait à la Chambre. Tel l'ultra-conservateur Rand Paul qui qualifie le plan républicain d'"Obamacare light", loin de l'abrogation totale dont il rêve avec trois autres collègues. La réforme républicaine n'affecterait pas directement la moitié d'Américains qui sont assurés par leur employeur. Le texte réduirait fortement les crédits fédéraux à la santé, en particulier Medicaid, l'assurance publique destinée aux plus pauvres et aux handicapés. Au total, 49 millions de personnes seront hors du système de couverture maladie en 2026, soit 18% des moins de 65 ans, contre environ 10% aujourd'hui. Les dépenses Medicaid augmentent chaque année selon une trajectoire insoutenable, à terme.

Or, McConnell s'est rendu à l'évidence cet après-midi: cette majorité au Sénat n'existe pas encore et n'existera peut-être jamais pour un texte qui augmenterait le nombre d'Américains non assurés de 15 millions l'an prochain et de 22 millions en 2026, selon le Bureau du budget du Congrès.

"On ne peut pas transformer l'État fédéral en organisation de santé, il n'y aurait plus d'argent pour la Défense ou le reste du gouvernement", justifie le sénateur républicain Lindsey Graham. Les républicains ne suppriment pas les aides, mais les réduisent, et ils veulent permettre aux compagnies d'assurance d'offrir des couvertures allégées (sans les soins maternité par exemple), et donc moins chères.

Les élus républicains appartenant à l'aile la plus modérée du parti redoutent que des millions d'Américains perdent leur assurance santé en cas d'adoption du texte, ce qu'un rapport publié lundi soir par le CBO a corroboré.

Les informations faisant état d'un report du vote du Sénat a troublé les investisseurs à Wall Street, où les principaux indices boursiers ont atteint des plus bas de séance.

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