NKM quitte la présidence du groupe LR au conseil de Paris

Nathalie Kosciusko Morizet ne se représentera pas à la présidence du groupe Les Républicains au Conseil de Paris

Nathalie Kosciusko Morizet ne se représentera pas à la présidence du groupe Les Républicains au Conseil de Paris. | AFP

NKM renonce à présider le groupe LR du Conseil de Paris, sur fond de "divergences profondes".

Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé mardi à l'AFP qu'elle ne se représentait pas à la présidence du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, en suggérant la possibilité que soit constitué un deuxième groupe.

Selon son entourage, NKM estime que " compte-tenu des divergences profondes et de l'absence de solidarité entre ses membres, le maintien d'un groupe unique de la droite parisienne n'a plus de sens.

Dans la matinée de ce mardi, l'entourage de Nathalie Kosciusko-Morizet assurait que celle-ci "souhaite prendre du recul ". La députée sortante de l'Essonne a été battue aux dernières législatives à Paris par un candidat de la République en Marche.

Les divisions au sein des Républicains se font de nouveau sentir.

Cette fois-ci, nul doute: la droite parisienne est bien en train de se disperser... façon puzzle. Déjà critiquée dans le groupe, elle avait dû aussi affronter deux dissidents de son propre camp, le maire LR du VIe arrondissement Jean-Pierre Lecoq et l'ex-plume de Nicolas Sarkozy Henri Guaino. Les coups de fil, les "consultations" entre élus ont succédé à quelques claquements de portes après la déroute aux législatives, où la droite a perdu quatre circonscriptions sur les six détenues. Une "majorité d'élus parisiens veulent un électrochoc", indique à l'AFP Jean-Baptiste de Froment, jeune élu du IXe. "Nous sommes un certain nombre à penser qu'on va droit dans le mur". Du côté de LR "canal historique", Jean-Pierre Lecoq avait annoncé "un peu le même scénario qu'à l'Assemblée Nationale", avec un groupe LR d'un côté et de l'autre "un groupe de reconstructeurs destructifs en "marchouille", ironisait-il.

Il faut dire que les barons LR de la capitale avaient très mal pris le soutien affiché de l'ancienne député aux élus de la droite qui avaient choisi de répondre favorablement à "la main tendue d'Emmanuel Macron" suite à la nomination d'Edouard Philippe au poste de Premier ministre. En attendant, François-David Cravenne, seul candidat déclaré, plaide le consensus: "Je ne veux ni dégagisme ni jeunisme".

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