Le Pen confrontée à la "quadrature du cercle" sur l'euro — France

Philippot en est réduit à prendre Mélenchon comme exemple pour défendre la sortie de l'euro

Florian Philippot

Une information totalement erronée selon Florian Philippot.

Mais ce jeudi matin, tant Florian Philippot que Marine Le Pen s'accordent pour dire qu'il ne sera pas question de changer de ligne sur l'euro. "Cela a été rappelé par Marine Le Pen il y a une semaine, disant que nous sommes favorables à la souveraineté monétaire, contre l'euro et pour une monnaie nationale". "Ce séminaire (ndlr: prévu fin juillet et première étape de la " refondation ") va permettre de rédiger une grande consultation des adhérents du Front National. "Donc avant que les adhérents du Front National aient pris position, je ne vois pas comment Le Figaro peut avoir l'outrecuidance de penser connaître la pensée profonde des adhérents ou des électeurs du Front National ".

Le numéro 2 du parti Florian Philippot avait affirmé peu avant sur LCI que le FN n'abandonnerait pas son projet d'une sortie de l'euro, reconnaissant cependant qu'"on peut réfléchir bien sûr à la manière d'être mieux compris sur le sujet". "(.) Il y a la question de l'image du mouvement, la question du nom du parti, la question de notre capacité à porter un projet de société de manière extrêmement positive (.) Si on se limite à la seule question de l'euro, on passera complètement à côté du sujet". "Parce que si nous abandonnons la souveraineté monétaire, en fait nous abandonnons la souveraineté nationale", a poursuivi M. Philippot.

Pourtant force est de constater que cette question suscite bien des remous en interne et que depuis quelques mois, le jusqu'au-boutisme de Florian Philippot sur la question de l'euro a tendance à agacer. Et de lâcher une pique à l'encontre de son rival.

Marine Le Pen, à la question de savoir si elle serait candidate à sa succession à la tête du parti, a répondu: "je ne suis pas encore dans ce chantier-là". " Deux Français sur trois n'ont pas validé nos solutions, ni en 2012, ni en 2017. Même si nous avions raison économiquement, nous devons mettre ce projet dans un carton et proposer autre chose", indique-t-il. " Cette question a été un terrible boulet durant la campagne ", glisse-t-il également dans les colonnes du quotidien.

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