Le prix des clopes va (encore) augmenter !

ILLUSTRATION. A l'heure actuelle le paquet de cigarettes est vendu entre 6,50 et 7

ILLUSTRATION. A l'heure actuelle le paquet de cigarettes est vendu entre 6,50 et 7

Dans une lettre adressée au Premier ministre la semaine dernière et mise en ligne ce week-end sur le site Hospimedia, Agnès Buzyn n'a pas hésité à déclarer vouloir augmenter "rapidement et fortement le prix du tabac".

La ministre de la Santé va présenter une mesure législative au Parlement en fin d'année, afin que l'obligation vaccinale puisse être effective début 2018. C'est la mesure qui a le moins convaincu les sondés de toutes celles annoncées par le chef du gouvernement.

Un rendez-vous annuel sera instauré pour faire l'état des lieux de la vaccination en France: progression de la couverture vaccinale, épidémiologie des maladies concernées, pharmacovogilance, nécessité de faire évoluer la liste des vaccins obligatoires... Quels sont les vaccins concernés? Ces maladies transmissibles sont, en outre, particulièrement dangereuses pour les enfants et les personnes plus les fragiles: la vaccination n'est pas seulement un acte individuel, elle est également destinée à protéger son entourage.

Quelques jours auparavant, 200 scientifiques et chefs de services médicaux ont avaient lancé opportunément un appel pour soutenir le projet d'Agnès Buzyn et rendre obligatoires huit nouveaux vaccins pour les enfants. Ces cas et ces décès auraient pu être évités par la vaccination. Lorsque les vaccins sont obligatoires, le refus des parents est puni par la loi. En Allemagne, ils risquent 7.500 euros d'amende.

Les patients n'auront pas de coût à leur charge, a assuré la ministre de la Santé.

Autre conséquence d'un refus de faire vacciner son enfant alors que le vaccin est obligatoire: l'interdiction d'accès à la crèche, à l'école ou au centre aéré, qui sont tenus de demander des preuves de la vaccination. Pourquoi y a-t-il des réticences? "La protection maternelle et infantile, alertée par un pédiatre, avait transmis leur dossier au procureur de la République après avoir échoué à les faire changer d'avis", raconte Le Monde à l'époque. Les Sages ne leur avaient pas donné raison, considérant la vaccination obligatoire conforme "à l'exigence constitutionnelle de protection de la santé".

"Autre priorité de la ministre, la lutte contre les déserts médicaux, qui nécessite la présentation, " dès septembre 2017", d'un " plan d'action de grande ampleur " reprenant notamment " l'objectif présidentiel de doublement du nombre " de maisons de santé.

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