La sixième extinction de masse des animaux est en cours sur Terre

Des chercheurs alarmistes face à un recul

Des chercheurs alarmistes face à un recul"massif du nombre d'animaux sur TerrePlus

Dans une étude publiée ce lundi dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des chercheurs tirent la sonnette d'alarme sur la disparition inquiétante d'espèces animales et végétales.

Deux chercheurs mexicain et américain viennent de révéler qu'une nouvelle extinction de masse des animaux, la sixième, est actuellement en cours et qu'elle se veut plus importante qu'il n'y paraît. Un "anéantissement biologique" aux conséquences "catastrophiques" pour les écosystèmes et aux impacts écologiques majeurs, dont le principal responsable est l'homme.

Après une première recherche en 2015 qui expliquait que les disparitions d'espèces avaient été multipliées par 100 depuis 1900, Gerardo Ceballo et Paul Ehrlich, les auteurs de cette étude, se sont cette fois-ci penchés sur le déclin des populations d'animaux (le groupe d'animaux sur un territoire) dans leur globalité. Les trois chercheurs mettent ainsi en évidence un recul spectaculaire des espèces de vertébrés sur la planète Terre, aussi bien en nombre d'animaux qu'en étendue. Pourtant, près de 30% de ces espèces en déclin sont toujours considérées comme communes et non " en danger ".

Les zones les plus touchées, notamment pour les mammifères et les oiseaux, sont celles situées aux tropiques (Amazonie, bassin du Congo, Asie du Sud-Est) car ce sont les plus riches en termes de faune. Les animaux et espèces migratoires ont de moins en moins d'espace pour chasser et se reproduire.

Les causes sont déjà connues: elles sont imputables, en premier lieu, à la perte et à la dégradation de l'habitat sous l'effet de l'agriculture, de l'exploitation forestière, de l'urbanisation ou de l'extraction minière. La surexploitation des espèces, la pollution, les espèces invasives, les maladies ainsi que le changement climatique jouent également un rôle important. Mais cette extinction de masse est aussi due à la surpopulation humaine, liée à une une croissance démographique et de la surconsommation, en particulier chez dans les pays les plus riches.

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