Les deux villas d'un ami de Macron évitent la destruction — Corse

Corse : les deux villas d'un ami de Macron évitent la destruction

Deux villas corses d'un proche d'Emmanuel Macron échappent à la démolition

La cour d'appel de Bastia a infligé cependant, mercredi 5, une amende d'un million d'euros à la SCI Tour de Sponsaglia de l'homme d'affaires proche d'Emmanuel Macron. C'est un endroit totalement vierge, en plein espace remarquable, qui a une des plus fortes protections.

Membre d'une famille implantée depuis longtemps dans la région, Pierre Ferracci dirige la société de conseils Alpha et le Paris Football Club. "Le terrain est maintenant ravagé", a regretté Lisandru Plasenzotti, membre de l'association environnementale U Levante, partie civile, avec l'Association bonifacienne comprendre et défendre l'environnement (ABCDE), à l'origine de l'appel dans ce dossier.

"Bien que l'amende soit très élevée, cette décision est raisonnable et équilibrée" a indiqué l'avocat de Pierre Ferracci dans des propos rapportés par Le Monde.

"Les juges de Bastia ont, en effet, condamné le propriétaire de ces deux constructions à une amende d'un million d'euros, sans exiger la démolition des deux maisons". Il est aussi beau-père de Sophie Ferracci, cheffe de cabinet d'Emmanuel Macron alors candidat à la présidentielle. U Levante craint que cette décision qui fait jurisprudence entraîne davantage de dérives à l'avenir:

Si une famille puissante (financièrement et relationnellement) se permet de construire, sans permis, dans un lieu protégé, vierge, sans respecter l'arrêté interruptif de travaux qui lui a été signifié et n'est condamnée qu'à une amende (faible comparée à la valeur estimée des deux villas), sans obligation de détruire, la porte s'ouvre pour une bétonisation illimitée de lieux, pour l'instant indemnes, par des personnes fortunées qui se moqueront d'avoir à payer une amende.
"Nous envisageons un pourvoi en cassation, car, selon nous, le préjudice que constitue l'atteinte à l'environnement doit être intégralement réparé, ce que seules la démolition et la remise en état permettent", explique quant à lui Benoist Busson, l'avocat d'ULevante, une association de protection de l'environnement.

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