12.500 places d'hébergement créées entre 2018 et 2019 — Demandeurs d'asile

Droit d'asile: comment la France sélectionne les réfugiés

PHILIPPE LOPEZ AFP

Lors de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Edouard Philippe en avait dévoilé les grandes lignes la semaine dernière: d'une part "réduire les délais moyens" d'instruction des demandes d'asile "de 14 à 6 mois", et d'autre part "obtenir l'éloignement effectif" des déboutés, "qui sont en réalité des migrants économiques".

"Aujourd'hui, les conditions d'accueil des demandeurs d'asile ne sont pas à la hauteur de ce que nous devons être".

La principale annonce consiste en la création de 12 500 places d'hébergement pour les demandeurs d'asile d'ici à 2019. Le problème de l'hébergement des demandeurs d'asile devra également être traité puisque " 40% d'entre eux n'y ont pas accès " souligne Édouard Philippe, qui précise qu'une augmentation du nombre de places de 10% sur deux ans est prévue.

Places d'hébergement, délai pour les demandes d'asile...

Le plan attendu mercredi ramènerait le délai à six mois, dont deux mois à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, avec sans doute des effectifs supplémentaires pour l'Office, tout comme pour les préfectures (où commence la procédure d'asile), et à la cour d'appel.

Par ailleurs, la politique d'intégration va être " refondée pour garantir l'égalité des chances des réfugiés ".

Le premier ministre a également voulu afficher une certaine fermeté, en précisant que les déboutés du droit d'asile feraient "systématiquement " l'objet d'une mesure de reconduite.

Un délégué interministériel, placé sous la houlette du ministre de l'intérieur, sera nommé, a précisé Édouard Philippe, sans toutefois donner de date.

"Nous devons faire en sorte que les migrants économiques comprennent qu'il ne sera pas possible d'accueillir la totalité des migrants dans notre pays", a-t-il ajouté.

"En 2016, sur 91.000 étrangers interpellés en situation irrégulière sur le territoire, seuls 31.000 se sont vus délivrer une obligation de quitter le territoire français et moins de 25.000 ont effectivement quitté le territoire, ces chiffres ne sont pas satisfaisants", a-t-il détaillé.

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