Attentat de Nice : les familles des victimes continuent à se battre

Attentat de Nice : les familles des victimes continuent à se battre

Attentat de Nice : les familles des victimes continuent à se battre

Le ministère public "demande au tribunal d'ordonner le retrait de la vente" du magazine et "l'interdiction de diffusion sous tous formats, notamment numérique".

L'annonce du contenu de la nouvelle édition de l'hebdomadaire, publiée un an après la terrible attaque qui a fait 86 morts sur la promenade des Anglais, a suscité un tollé au sein des associations de défenses des victimes d'attentats. Pas de quoi apaiser les associations de victimes qui, à quelques heures des commémorations, estiment que ce choix éditorial porte "atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches". L'avocat appelle le parquet antiterroriste de Paris "à faire cesser ce trouble manifestement illicite".

La radio Europe 1 révèle que le procureur de Paris, François Molins, a lancé le soir du 12 juillet une procédure de référé visant à empêcher la sortie de Paris Match le 13 juillet. "Depuis six mois, des centaines d'individus se mobilisent pour organiser cet événement en concertation avec les familles de victimes", confie Anthony Borré, directeur de cabinet du maire de Nice Christian Estrosi.

De son côté, Marie-Christine Percin, avocate du journal, a livré une toute autre interprétation, assurant à l'AFP: "Le sujet de Paris Match sur le 14 juillet est au contraire un hommage aux victimes et aux rescapés". "Les images montrent le camion de très loin au moment où il arrive sur la foule, et des silhouettes de gens qui marchent", selon elle. "Le 14 juillet 2016, Franck est là, sur la Promenade des Anglais". Me Eric Morain rappelle que la loi Guigou de 2000 encadre l'atteinte à la dignité d'une victime d'une infraction pénale mais seulement lorsqu'elles sont vivantes.

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