Détachement d'un iceberg quatre fois plus grand que Londres — Antarctique

Vue modélisée de la plateforme glacière Larsen C, collée à la péninsule antarctique avec le détachement de l\'iceberg A68. 

Vue modélisée de la plateforme glacière Larsen C collée à la péninsule antarctique avec le détachement de l'iceberg A68

Bien que libéré, l'iceberg n'aura pas d'impact direct sur le niveau des océans car il flotte déjà sur l'eau. C'est une barrière de glace de l'Antarctique.

Au final, Larsen C pourrait suivre l'exemple de Larsen B, une barrière de glace qui s'était désintégrée de façon spectaculaire en 2002 au terme du même processus.

"Nous avions anticipé cet événement depuis des mois et avons été surpris du temps qu'il aura fallu à la fracture pour briser les derniers kilomètres de glace qui restaient", explique le professeur Adrian Luckman, responsable du projet britannique MIDAS de surveillance de la plateforme Larsen C. "Il est difficile de prédire ce qu'il va devenir". Un point de vue que partage Bruno Tremblay, du département de sciences atmosphériques et océaniques à l'Université McGill, qui souligne que cela fait partie du " cycle de vie " des glaciers.

Une autre chercheure a prévenu qu'il serait prématuré, pour le moment, de conclure que le phénomène a été causé par le réchauffement de la planète.

"En général, les grands icebergs circulent autour de l'Antarctique en raison du courant antarctique". Globalement, l'effondrement des barrières de glace aurait provoqué une augmentation de 59 % de l'écoulement de glace dans la mer. Un gigantesque iceberg dérive actuellement au beau milieu de l'océan Antarctique, rendant périlleuse la navigation des navires à proximité du continent gelé, selon des scientifiques de l'université de Swansea et du British Antarctic Survey (BAS).

Un iceberg d'une taille inimaginable s'est séparé d'une plate-forme de glace flottante dans l'Antarctique, ont annoncé des scientifiques mercredi. Mais, ajoute-t-il, certaines zones, dont l'ouest du continent, subissent un réchauffement particulièrement important. Cette région est l'une de celles qui se réchauffent le plus vite dans le monde. Le thermomètre pourrait y grimper de plus de 5 °C d'ici 50 ans.

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