Les Français consomment de moins en moins de fruits et légumes

Les fruits et légumes frais en fête

Les fruits et légumes frais en fête

Les jeunes encore moins consommateurs L'effort préconisé dès 2001 par le Programme national nutrition santé, avec son apport bénéfique en vitamines, minéraux et fibres, s'est vu quasiment annulé dans la dernière période.

Les Français qui respectent le moins cette recommandation sont toujours les individus vivant dans des familles de deux enfants ou plus, très peu diplômés et habitant plutôt dans la moitié nord de l'Hexagone. Le Crédoc (1), fort des résultats de l'enquête " Comportement et consommations alimentaires en France " (2), analyse le délaissement des recommandations comme étant le fruit d'inégalités sociales et territoriales.

C'est ce que révèle une étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) publiée mardi 11 juillet - réalisée entre l'automne et l'été 2016, sur des durées de sept jours consécutifs, auprès de 1 500 ménages, soit 1 925 personnes âgées d'au moins 15 ans et 1 164 enfants de 3 à 14 ans. Mais cet effet a été balayé avec la crise économique.

Dans les catégories défavorisées, le surpoids et l'obésité augmentent de nouveau en 2016, parmi les adultes comme parmi les enfants. Dans le même temps, la part des faibles consommateurs de F & L a, elle, augmenté. En 2016, malgré la reprise, on n'a jamais eu aussi peu de grands consommateurs de fruits et légumes, que ce soit chez les enfants ou les adultes: seulement 25 % des Français en 2016 contre 31 % en 2010.

Chez les enfants (3 à 17 ans), le constat est le même.

5 fruits et légumes par jour: comment faire?

Le Crédoc explique ceci par l'arrivée des enfants dans le foyer, qui réduit les temps consacrés à l'alimentation. Plus le foyer compte d'enfants, moins la consommation de fruits et légumes est élevée, que ce soit pour les parents ou pour les enfants. Aujourd'hui, les jeunes générations sont plus diplômées mais consomment de moins en moins de fruits et légumes. Dans la région Nord par exemple, la part des petits consommateurs (moins de 3,5 portions par jour) est passée de 45 % à 75 % de 2010 à 2016.

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