Appels au retrait de Paris Match de la vente — Attentat de Nice

Des restrictions de circulation en découlent certaines seront mises en place dès le 13 juillet

Des restrictions de circulation en découlent certaines seront mises en place dès le 13 juillet

"Un an après. Les rescapés racontent".

Une vive polémique est actuellement en cours en France à cause des photos publiées dans le numéro hebdomadaire de Paris Match paru ce jeudi 13 juillet 2017. "Nous avons retrouvé les images du drame", scande Paris Match.

Paris Match a publié plusieurs photos du camion percutant la foule sur la promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016. On voit le moment de l'impact. Des personnes - de loin, aux visages floutés - renversées, voire sous le camion. Aux pages suivantes, on trouve un reportage sur la vie des survivants.

Les associations dénoncent "des captures d'écran, publiées sans précaution aucune, qui portent atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches" et publiées "uniquement pour faire du sensationnel" et "créer une atmosphère morbide et voyeuriste".

La Fenvac en appelle aux autorités judiciaires, demandant au parquet antiterroriste de Paris "de faire cesser ce trouble manifestement illicite".

Christian Estrosi, le maire de Nice, a également critiqué la publication d'images "insoutenables et abjectes", "qui ne manquera pas de raviver la douleur des familles". Ce 14-Juillet sera marqué par un déploiement de forces de police imposant que la Préfecture promet de "très haut niveau " dans toute la ville.

Le ministère public, qui assigne Hachette Filipacchi Médias et la directrice de publication de l'hebdomadaire parisien, "demande au tribunal d'ordonner le retrait de la vente" du magazine et "l'interdiction de diffusion sous tous formats, notamment numérique".

Une enquête a été ouverte pour "violation du secret de l'instruction et recel" de ce délit.

Pour l'avocate du journal, Marie-Christine Percin, ce sujet est "au contraire un hommage aux victimes et aux rescapés".

Le directeur de la rédaction de Paris Match, Olivier Royant, a promis de défendre "bec et ongle" ce qu'il juge être "le droit des citoyens, et surtout des victimes, de comprendre exactement ce qui s'est passé" le jour de l'attaque. Enfin, il rappelle que ces photos ont déjà été "publiées et relayées par nos confrères depuis un an, et encore ces jours-ci dans des émissions de télévision à grande audience".

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