Des coups de feu attendus dans la nuit de vendredi — Côte d'ivoire

Tirs en Côte d'Ivoire Abidjan sous des tirs

Abidjan NEWS

"A Korhogo, trois des assaillants ont été tués", a-t-il ajouté, affirmant que le calme était revenu.

Cette, des tirs ont été entendus dans le quartier N'Dotré d'Abobo et au 4 Bataillon d'infanterie de Korhogo.

Cependant, selon une source proche de l'armée ivoirienne citée par l'AFP, il s'agirait plutôt de l'action de militaires mécontents.

A Korhogo, au nord, des tirs ont également été entendus dans la nuit, dans un camp de l'armée.

Ce mouvement intervient dans un climat politique marqué depuis un moment par l'affaire de la cache d'armes à Bouaké attribuée à de grosses figures de la scène politique et ces dernières heures, par l'indignation du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire, membre du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, RHDP, Coalition qui a porté la candidature d'Alassane Dramane Ouattara) contre le limogeage de ses cadres dans l'administration par le régime Ouattara. "On était couché quand les tirs ont commencé". Il était 01h30. ça a duré jusque après 03h00 (01h00 GMT) du matin. "On ne sait pas ce qui se passe", a confié un habitant. "Il y a eu beaucoup de tirs à l'intérieur de l'ancien camp de l'Onuci (Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire) occupé actuellement par des militaires", a raconté un habitant d'Abobo, joint au téléphone par l'AFP.

Rappelons qu'en mai dernier, le pays a été secouée par des mutineries des anciens rebelles des forces nouvelles intégrés à l'armée. Ils ont fini par obtenir de l'Etat 12 millions de francs CFA par tête (18.000 euros). Environ 6 000 anciens rebelles "démobilisés", qui n'ont pas été intégrés à l'armée, ont eux aussi réclamé des primes, sans succès.

La Côte d'Ivoire a connu une décennie de violente crise entre 2002 et 2011. Le pays était coupé en deux entre les rebelles des Forces nouvelles occupant le Nord et l'armée régulière qui avait la maîtrise du Sud.

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