Paris: le concert d'un Congolais interdit après des débordements de manifestants

Le concert d'Héritier Watanabe était prévu ce samedi soir à l'Olympia

Le concert d'Héritier Watanabe était prévu ce samedi soir à l'Olympia

Un véhicule incendié. Sur un boulevard proche, les occupants d'un véhicule l'ont par ailleurs "volontairement abandonné et incendié avant de prendre la fuite", a ajouté la préfecture de police (PP) en indiquant que "pour mettre fin à ces débordements inacceptables, le Préfet de police Michel Delpuech décide d'interdire la tenue du concert".

Malgré tout, des heurts entre la police et des opposants congolais ont éclaté aux abords de l'Olympia un peu avant 17h.

Trois personnes ont été interpellées et "les investigations se poursuivront pour identifier les auteurs de violences", a ajouté la préfecture de police.

Les forces de l'ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

Le concert d'Héritier Watanabe devait se tenir ce samedi soir à l'Olympia.

Des manifestants sont rassemblés près de l'Olympia où doit se produire l'artiste Héritier Watanabe qu'ils accusent de soutenir le régime de Joseph Kabila, samedi 15 juillet 2017. L'Olympia souhaitait que la Préfecture de police (PP) interdise le concert, "comme elle l'avait fait le 22 juin à la Cigale pour un autre artiste congolais", Fally Ipupa, après des menaces similaires.

Sitôt l'annonce de l'annulation du concert rendue public, peu après 18h00, quelque 200 personnes opposées au concert d'Héritier Watanabe et rassemblées au carrefour devant l'Opéra s'en sont réjouit en levant un poing serré ou faisant un "V" de la victoire. "Parce que les gens meurent là-bas au Congo, nous on ne veut pas danser et chanter", a témoigné Lena, 35 ans, interrogée par l'AFP, déambulant une photo plastifiée d'un cadavre à la main pour dénoncer le régime Kabila.

Une partie de la diaspora congolaise est très hostile aux artistes qu'ils considèrent comme pro Kabila.

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