Toulouse: Un médecin en garde à vue suspecté d'avoir détourné 420.000 euros

Le médecin aurait réalisé un nombre de consultations disproportionné par rapport à la moyenne régionale et nationale

Le médecin aurait réalisé un nombre de consultations disproportionné par rapport à la moyenne régionale et nationale

420 000 euros. C'est la somme mirobolante que ce médecin généraliste, exerçant sur la commune de Toulouse, est soupçonné d'avoir escroqué à la Sécurité sociale.

Le médecin généraliste, âgé de 45 et dont le cabinet est situé à Toulouse, a été interpellé mardi pour "escroquerie aggravée" et "complicité de faux et d'usage de faux".

L'enquête a duré plusieurs mois et les faits reprochés s'étaleraient entre 2013 et 2016.

Selon la Dépêche du Midi, les enquêteurs de la Sûreté départementale et les agents de la CPAM sont parvenus à la conclusion que le praticien inventait des visites en utilisant les dossiers des patients bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle (CMU).

La Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) de Haute-Garonne avait relevé un nombre effarant de consultations, qui pouvaient grimper jusqu'à 115 par jour. C'est là qu'il leur aurait facturé des consultations factices, parfois majorées de tarifs de nuit. La secrétaire du médecin, placée en garde à vue, a été remise en liberté, sans qu'aucune poursuite ne soit engagée à son encontre.

L'enquête a aussi permis de montrer que ce médecin, dont une grande partie de la patientèle bénéficiait de la CMU, déclarait ses consultations sans présentation de la carte Vitale du client mais en utilisant la carte Vitale d'un autre patient déjà enregistré chez lui, selon une source proche de l'enquête. Jusqu'à ce que cette dernière ne s'interroge sur ce "volume anormal " et finisse par déposer plainte.

C'est la CPAM de Haute-Garonne qui a donné l'alerte début 2016.

Mercredi 12 juillet, le suspect était toujours en garde à vue, dans l'attente d'être déféré devant un juge. La résidence du médecin en banlieue toulousaine, estimée à 420000 euros, a été saisie au titre des avoirs criminels.

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