Admission post-bac. Une concertation s'ouvre pour placer les recalés

Admission post-bac: un énorme gâchis selon la ministre de l'Enseignement supérieur

Admission post-bac: un énorme gâchis selon la ministre de l'Enseignement supérieur

Invitée ce lundi sur France Inter, Frédérique Vidal a confirmé la fin du tirage au sort pour la sélection à l'université. Quand les demandes sont supérieures aux capacités d'accueil, les élèves sont tirés au sort.

La plateforme APB - pour admission post bac qui repose sur une version revue de l'algorithme d'acceptation différée de Gale et Shapley - est dans le collimateur de la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Frédérique Vidal. Quelques jours après les résultats définitifs du bac, 86.969 lycéens étaient toujours sans affectation ou sur liste d'attente après avoir formulé leurs voeux sur cette plateforme, selon des chiffres du ministère publiés vendredi. "Il reste 200.000 places disponibles dans l'enseignement supérieur et cette fois-ci les étudiants vont avoir à se positionner sur des places dont on sait qu'elles sont libres", a précisé la ministre de l'enseignement supérieur.

Il n'est "absolument pas normal" que l'orientation de lycéens dépende d'un système informatique, a-t-elle dit.

Cette année, se sont également ajoutés aux néo-bacheliers les étudiants en réorientation, mis sur un pied d'égalité par rapport aux jeunes ayant obtenu leur bac. "C'est 150.000 étudiants supplémentaires qui ont été mis dans le système APB", a détaillé la ministre. Des nouvelles conditions d'accès à la fac qui passent aussi bien par une bien meilleure orientation - aujourd'hui seulement 40% des étudiants inscrits en licence l'obtiennent au bout de 4 ans - que par la fin du tirage au sort.

Le gouvernement souhaite notamment instaurer des "prérequis" dans le cadre de "contrats de réussite étudiante". "Il faut qu'on soit en capacité de donner une réelle information aux étudiants y compris sur leur probabilité de réussir" à travers les "prérequis", a-t-elle ajouté. "Ce n'est pas à l'université d'imposer un choix à un lycéen", a-t-il estimé. Pour l'Unef, l'autre grand syndicat étudiant, "derrière les mots 'prérequis' ou 'contrat de réussite' se cache une sélection déguisée".

Après le premier round de concertation ce mois-ci, d'autres rencontres devraient intervenir en septembre et octobre, avec pour but un accord fin octobre.

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