Décès du réalisateur américain George A. Romero, pionnier du film de zombies

Mort de George Romero Le bel hommage de Stephen King à son

Mort de George Romero Le bel hommage de Stephen King à son"vieil ami"Plus

Il est mort en paix dans son sommeil, après un combat bref mais déterminé contre un cancer du poumon.

C'est une légende vivante du cinéma qui vient de nous quitter: George Romero, l'auteur du célébrissime " La nuit des morts-vivants", s'est éteint à l'âge de 77 ans. Né en 1940, il a tourné tous ses films à Pittsburgh, en Pennsylvanie. La Nuit des morts-vivants (1968), Zombie (1978) et Le Jour des morts-vivants (1985) sont considérés comme la base des univers de morts-vivants. Le film a pour héros un acteur noir, qui survit toute la nuit aux assauts des morts-vivants pour être, au matin, abattu par des miliciens blancs.

Romero, qui possédait une petite société de production, est parvenu à financer "La Nuit des morts-vivants" en convainquant neuf associés d'y apporter une participation financière modeste, rapporte-t-il en outre. Si aujourd'hui le pitch du film - une ferme perdue est attaquée par des zombies - n'a rien d'original, à l'époque c'est une grande première au cinéma.

"Chef-d'œuvre du 'gore' qui refuse l'infantilisme ketchup et mise sur le politique", selon une critique des Inrocks, le film pousse encore un peu plus loin les limites de l'horreur entre explosions de cervelles et déversements d'entrailles. Dans un monde ravagé par une nouvelle invasion de morts-vivants, un petit groupe de survivants est retranché dans un camp militaire. Cette fois, le réalisateur, marqué à gauche, ne cache plus son jeu: il enferme ses héros dans un centre commercial entouré de zombies et les renvoie dos à dos dans leur logique pavlovienne de consommation.

La série des "morts-vivants", outre des attaques cannibales, abonde en scènes de panique obsidionale où des Américains ordinaires, retranchés dans des maisons isolées, se dressent les uns contre les autres plutôt que de faire front contre les zombies.

Le spectateur est plongé dans l'horreur à travers la caméra vidéo d'un étudiant en cinéma, qui, tout en fuyant les zombies avec ses camarades, ne perd pas une miette du spectacle. "Sans se départir de son habituelle ironie, Romero dénonce la vidéomanie des accros à YouTube".

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