Macron réaffirme la responsabilité de la France

Macron réaffirme la responsabilité de la France

Iran: Macron assure Netanyahu de sa "vigilance" concernant l'accord sur le nucléaire

Après avoir rendu hommage aux victimes et aux proches de victimes de l'attentat de Nice, vendredi 14 juillet, le président de la République assiste, dimanche 16 juillet, en compagnie du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, à la cérémonie en mémoire des 13.000 Français juifs arrêtés par la police et la gendarmerie française (ainsi que des collaborationnistes), les 16 et 17 juillet 1942, à Paris, et cloîtrés dans le Vélodrome d'Hiver, en vue de leur déportation. "Pas un seul Allemand" ne participa à l'organisation de cette rafle, a ajouté le chef de l'Etat, qui a dit être "ici pour que se perpétue le fil tendu en 1995 par Jacques Chirac", le premier président de la République à reconnaître en 1995 la responsabilité de la France dans les persécutions antisémites et non celle du seul régime de Vichy.

"En français, M. Nétanyahou a tenu à saluer l'invitation de M. Macron comme un " geste très, très fort " qui " témoigne de l'amitié ancienne et profonde entre la France et Israël ". "Mais se taire serait pire, ce serait être complice", a lancé M. Macron. Là, 3000 enfants en bas âge furent brutalement séparés de leurs parents, déportés les premiers vers Auschwitz.

Sur le dossier iranien, Emmanuel Macron a affirmé que la France ferait preuve de vigilance pour la "mise en oeuvre stricte" de l'accord signé par Téhéran.

L'annonce de la venue du Premier ministre avait été critiquée par certaines associations, comme l'UJFP (Union juive française pour la paix), "choquée" qu'un dirigeant israélien soit convié à la commémoration d'un "crime contre l'humanité franco-français". Il effectue ce voyage quelques jours après un regain de tensions à Jérusalem: une attaque anti-israélienne a conduit à la fermeture de l'esplanade des Mosquées.

Après la cérémonie du Vél'd'Hiv, les deux dirigeants devaient se retrouver à l'Élysée pour un entretien qui aborderait notamment la Syrie, l'Iran et le conflit israélo-palestinien.

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