Les pieds brûlés par des chaussures neuves — Pas-de-Calais

Katya Lemaître une Béthunoise victime de brûlures aux pieds après l'achat et le port de chaussures contenant des substances toxiques

Pas-de-Calais. Les pieds brûlés par un produit chimique dans ses ...

Depuis le mois de juin, les témoignages de personnes victimes de brûlures peu communes se sont multipliés dans les Hauts-de-France.

Ce n'est pas la première fois que des cas de personnes brûlées après avoir porté des chaussures sont signalés.

Dans "La Voix du Nord", une habitante de Béthune avait fait part de douleurs après avoir porté ces chaussures neuves en cuir, produites en Turquie "Je les ai portées toute la journée, ce qui est rare pour des chaussures neuves mais elles étaient très confortables et je les ai retirées vers 18-19 heures parce que j'avais chaud aux pieds". C'est la nuit que ça a gonflé et la sensation de brûlure est devenue insupportable. J'ai dû attendre le lundi, les pieds dans une bassine, pour consulter. En cause, une substance antimoisissure, pourtant interdite en Europe depuis 2009: le diméthylfumarate.

Le médecin diagnostique une brûlure chimique et non une simple allergie. Sous calmants, Katya mettra dix jours avant de se déplacer sur les talons. "(.) Et là, instantanément, ils ont gonflé et ont violacé", a expliqué Katya L, ce qui l'a conduite à huit jours d'Interruption totale de travail (ITT). Katya décide d'enquêter. Elle se procure les coordonnées du fabricant de la chaussure auprès du magasin et envoie un mail à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Par exemple, dans des canapés, des sachets dans l'emballage des produits (boîte de chaussures) ou dans le produit lui-même.

Elle est suivie par un allergologue qui a traité des victimes des "canapés chinois". Le problème aurait ainsi la même origine, même si les chaussures "ne sont pas chinoises mais turques", souligne Katya.

Aujourd'hui, Katya va mieux, mais sa peau reste sensible et marquée: "En plus d'être douloureux, c'est inesthétique", enrage la coquette, qui compte engager une bataille judiciaire dès qu'elle connaîtra les résultats des analyses, "pour qu'on arrête de vendre des cochonneries "! En cas de souci similaire, il a par ailleurs invité les usagers de contacter la Direction départementale de la protection des populations (DDPP).

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