A Dijon, une bataille de pétitions autour du rappeur rennais Lorenzo

Lorenzo a besoin de vous contre les féministes

31 Juillet 2017 Imprimer l'article Taille du texte-16

"Elles ajoutent ensuite divers extraits de ses chansons: " Au club enfant, on déchire des hymens " (titre " Du très très sale "), " Les collégiennes j'adore ça les mettre enceinte j'adore ça " (titre " J'adore ça "), " Ramène ta pute au bendo, j'le fais maison son avortement / les hommes sont tous mauvais c'est juste que moi je l'assume pleinement " (titre " Fais pas le mec ") ou encore " Toutes des putes, c'est comme ça / homosexuels je suis pas fan / Hanouna j'adore ça " (titre " J'adore ça ").

Et le spécialiste du buzz fait recette: face aux 1.200 signatures enregistrées par la pétition initiale, celle du rappeur en recueille plus de 30.000, ainsi que le soutien sans faille de la ville de Dijon: " Il n'est pas question que nous censurions un artiste, de façon très claire ", explique à France Bleu l'adjointe à la culture Christine Martin.

Nous, signataires de cette pétition, demandons à la municipalité de Dijon et au comité d'organisation de concert de rentrée de la ville Dijon 2017 de laisser programmer Lorenzo mais d'interdire la présence des féministes durant son super concert. Ils dénoncent le caractère raciste, sexiste et homophobe du chanteur qui ferait l'apologie de diverses formes de violences.

Posté le 31 Juillet 2017 à 14h55, par ThomasRenardSuite à la volonté d'un groupe féministe d'interdire son concert à Dijon, Lorenzo a décidé de lancer une pétition. "Lorenzo a quand même précisé que les collectifs de femen "Beste" et "Greenwitches", qui demande l'annulation du concert, pourront quand même venir montrer leurs seins".

"Tout a commencé par un appel des collectifs Beste et Greenwitches, sur le site change.org, demandant à la ville de Dijon de déprogrammer l'événement de Lorenzo, connu pour ses textes " crus ". La définition du second degré, c'est faire passer une idée en évoquant son contraire.

Elle ne semble pas prêter de gravité particulière au style du jeune rappeur: "On peut ne pas aimer, mais ça reste du second, voire du 25ème degré". Il ne faut pas confondre le travail d'un artiste et sa personnalité. Et je ne pense pas qu'il ait beaucoup d'idées en général. Lorenzo, ce n'est pas Alain Soral ou Dieudonné. Mais c'est la banalisation de ces propos qui est problématique, et la réalité bien plus grave qui se cache derrière. "La parodie, poussée à l'extrême, de certains groupes de rap aujourd'hui", a-t-elle conclu. Position confirmée par son service de presse qui a indiqué "que personne n'ira plus loin pour rebondir sur ce cas totalement isolé".

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