La diaspora a débuté son vote à la présidentielle — Rwanda

Le président du Rwanda Paul Kagame dépose son bulletin de vote

Le président du Rwanda Paul Kagame dépose son bulletin de vote

Frank Mugambage, Haut-commissaire rwandais en Ouganda, a expliqué aux journalistes à Kampala que tous les Rwandais de l'étranger votaient à l'avance pour participer à l'élection présidentielle prévue vendredi.

Les Rwandais des Etats-Unis, de la Belgique, de la Suède et dans d'autres pays, ont également voté leurs candidats à la présidentielle.

Marie-Rose Nyiraguro, une agricultrice de 53 ans, a assuré déjà savoir pour qui elle va voter. Le chef de l'Etat sortant Paul Kagame qui brigue un autre mandat, aura donc à affronter Frank Habineza, le candidat du Parti démocratique vert (PDV) et le candidat indépendant Philippe Mpayimana. ", a regretté M. Habineza auprès de l'AFP, en marge d'un récent meeting politique dans le sud de ce pays de quelque douze millions d'habitants". Les 2.343 bureaux de vote ouvriront vendredi de 07H00 à 15H00 (mêmes HB). Un rituel auquel se plieront certains électeurs pour la troisième fois depuis la fin du génocide en 1994. "C'est la moindre des choses de venir le soutenir après tout ce qu'il a fait pour nous, surtout les femmes", dit cette étudiante en ingénierie civile.

D'autant plus que Kagame ne manque jamais de souligner le peu de considération qu'il accorde à ces critiques, rappelant que seul le FPR a arrêté le génocide et fait fuir ses responsables alors que la communauté internationale avait abandonné le Rwanda. Il a d'abord été vice-président et ministre de la Défense, dirigeant de facto le pays, avant d'être élu président en 2000 par le parlement. En 2003 et 2010, il a été reconduit au suffrage universel avec plus de 90% des voix.

M. Kagame est crédité du spectaculaire développement, principalement économique, d'un pays exsangue au sortir du génocide, mais il est aussi accusé de bafouer la liberté d'expression et de réprimer toute opposition. Nombre d'opposants ont été assassinés, emprisonnés ou forcés à l'exil. Des observateurs assurent que les candidatures de MM. Habineza et Mpayimana sont d'ailleurs quasiment invisibles au pays des Milles Collines, qui s'est en revanche drapé du rouge, blanc et bleu du FPR tout au long de la campagne débutée le 14 juillet, des ronds-points aux panneaux publicitaires en passant par les 4x4 rutilants sillonnant la capitale Kigali. "Il n'y a pas d'élection au Rwanda, juste un couronnement".

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