L'homme présente ses excuses à la journaliste — Baiser non sollicité

La journaliste culturelle dressait le bilan de la première journée du festival montréalais lorsque l’homme inconnu s’est approché d’elle et l’a embrassée sur la joue

Une journaliste montréalaise se fait embrasser contre son gré en direct

Précisons qu'elle aurait pu porter plainte à la police pour voie de fait. Sa joue barbue a effleuré ma peau, j'ai senti le bout de ses lèvres sur ma joue.

La journaliste Valerie-Micaela Bain, qui a été interrompue vendredi lors d'un direct à la télé, a reçu des excuses écrites de la part de l'homme qui a tenté de l'embrasser sur la joue contre son gré. Cette démarche est très personnelle. "J'ai dénoncé le geste inapproprié sur les réseaux sociaux, je ne ressens pas le besoin d'aller plus loin. Je vous ai manqué de respect personnellement, en m'imposant sur vous devant votre public", écrit-il dans une lettre que Mme Bain a publié lundi sur Facebook.

Voici l'intégralité de la missive envoyée par l'homme qui l'a attaquée.

"Je voudrais trouver les mots justes pour exprimer le regret et le sentiment de honte qui m'habitent à la suite des évènements d'hier", débute celui qui se présente comme père de deux enfants. "Je leur souhaite de pouvoir vivre leur vie dans un monde où ils ne craindront pas les gestes déplacés des hommes", écrit l'homme.

" Je vous ai manqué de respect, à vous en tant que femme et à votre profession, poursuit-il". Ceci n'est pas un vœu pieux.

L'homme dit ne pas avoir été à la hauteur de "tout ce en quoi [il croit] fermement". J'ai transgressé une limite par une conduite méprisable. Elle dit espérer qu'il comprenne pourquoi son geste est inacceptable et indique qu'elle effacera tous les commentaires qui inciteront à la violence sous sa publication Facebook, qui avait été partagée plus de 6700 fois samedi après-midi.

Il a expliqué qu'il avait simplement voulu "faire rire son entourage" en faisant cela.

Le message de la journaliste est bien clair: "Embrasser quelqu'un sans son consentement, c'est non". "Je ne trouve aucun mot qui justifie mon geste", a-t-il conclu.

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