Dans le rouge vif sur fond de tensions géopolitiques — Bourse suisse

LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN BAISSE

La Bourse de Paris finit en net recul de 1,40%

L'escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord suscite une inquiétude certaine dans les milieux financiers. L'armée nord-coréenne a menacé d'une attaque de missiles sur l'île de Guam, dans le Pacifique, où les Etats-Unis détiennent une base navale et une base militaire.

"La Corée du Nord est une vraie menace, mais la réaction délirante du président laisse entendre qu'il pourrait envisager d'utiliser les armes nucléaires américaines en réponse à un commentaire désagréable d'un despote nord-coréen", a déclaré Eliot Engel, membre démocrate de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, regrettant une "ligne rouge absurde" que Kim Jong-Un allait inévitablement franchir. Il s'échangeait à 1,1319 CHF peu avant midi. En France, la production industrielle est repartie à la baisse en juin, de 1,1%, soit davantage que prévu (-0,5%). Sur les trente valeurs vedettes aucune ne se mouvait dans le vert.

Les financières ont payé un lourd tribut au trou d'air boursier engendré par les bruits de bottes. JPMorgan a abaissé l'objectif de cours de Swiss Re (-1,9%) et a confirmé "overweight".

Les cycliques Dufry (-2,9%) et Aryzta (-2,3%) ont également terminé en net recul. Les valeurs du luxe Swatch (-1,9%) et Richemont (-1,6%) étaient aussi nettement sous pression, souffrant de la remontée du franc, selon des courtiers.

Swisscom (-0,6%) s'en est le moins mal sorti, suivi par Sonova et SGS (-0,8% chacun). A Tokyo, le Nikkei 225 a symboliquement abandonné 0,05% après sa forte baisse de 1,29% la veille.

Adecco (-1%) et Zurich Insurance (-1,4%) ont suivi la tendance du marché à la veille de leurs partiels respectifs.

Hier soir, les places américaines ont de nouveau fini en léger repli, le Dow Jones cédant 0,17%, lesté notamment par la baisse de 4% de Walt Disney, et le Nasdaq Composite reculant de 0,28%, tous deux réduisant leurs pertes en fin de séance à la faveur d'achats à bon compte. Selon le succès du candidat, les paiements d'étape pourraient atteindre jusqu'à plus de 1 mrd USD.

RBC a relevé son opinion à "surperformance" contre "performance du secteur" avec un objectif de cours porté de 73 à 90 euros, soit un potentiel de hausse de 17% par rapport au cours de clôture de mercredi (76,92 euros).

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