Belgique. Contamination au fipronil : les autorités marchent sur des œufs

En Hollande un producteur d’œufs procède à la destruction de sa production

ZOOM En Hollande un producteur d’œufs procède à la destruction de sa production. Patrick Huisman AFP

L'Anses (Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation) affirme en effet que "le risque pour la santé humaine est très faible au vu des niveaux de fipronil qui sont constatés dans les œufs contaminés, mais aussi au vu des habitudes françaises de consommation alimentaire ". A l'origine de l'affaire, il y a l'utilisation du fipronil, un antiparasite utilisé par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.

Les enquêtes menées en Belgique et aux Pays-Bas se sont accélérées jeudi, menant à l'arrestation de deux dirigeants d'une entreprise néerlandaise qui a vraisemblablement appliqué le produit dans des poulaillers, lors d'un traitement contre le pou rouge.

Le ministre de l'agriculture a précisé que l'avis rendu par l'Anses "constitue plutôt une bonne nouvelle". Il peut s'agir d'oeufs entiers, de blancs ou de jaunes sous forme liquide, concentrée, ou congelée, par exemple qui peuvent ensuite se retrouver dans des produits transformés issus de l'industrie agroalimentaire. Dans l'UE, la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne, la France, la Suède, le Royaume-Uni, l'Autriche, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et le Danemark sont concernés, a précisé un porte-parole de l'exécutif européen lors d'un point presse.

"Il faut absolument utiliser cette crise comme une opportunité pour revoir nos outils de politique publique et transformer notre agriculture", a affirmé sur RTL, l'eurodéputé EELV Yannick Jadot, déplorant des "insuffisances", au niveau européen. Mme Lambert a dénoncé un "mauvais procès". Ils ignorent quelles marques, quels produits (.) sont concernés.

"Il va de soi que par la suite les autorités luxembourgeoises prendront toutes les mesures nécessaires en fonction des informations reçues via le système d'alerte rapide de la Commission européenne", conclut le communiqué.

"Pour l'instant, les consommateurs sont laissés dans le flou total".

"Le reproche que nous aurions eu vent en novembre 2016 de fipronil dans les œufs ne correspond pas (à la vérité)", a rétorqué Rob van Lint, inspecteur général de l'organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire NVWA.

En tout, ce sont quelque 2,2 millions d'oeufs frelatés et 60 tonnes d'ovoproduits qui ont été importés en France, selon un calcul effectué par l'AFP d'après les chiffres fournis par le ministère.

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