La Corée du Nord menace de frapper l'île américaine de Guam

LA CRISE NORD-CORÉENNE RELANCE LE DÉBAT SUR L'ARMEMENT À SÉOUL

La Corée du Nord menace de frapper l'île américaine de Guam

Guam dispose en effet du bouclier antimissile américain Thaad (Terminal High Altitude Area Defense), conçu pour détruire les missiles balistiques de courte et moyenne portée.

Réaffirmant que la Chine, principal partenaire économique de Pyongyang, pouvait "faire beaucoup plus" pour mettre la pression sur la régime de Kim Jong-Un, le président américain a affiché son optimisme sur ce front.

Selon les analystes, des tirs vers Guam placeraient Washington dans une position délicate: s'il ne tente pas de les intercepter, sa crédibilité en prendrait un coup et Pyongyang se sentirait pousser des ailes pour mener un test d'ICBM grandeur nature. Ainsi, Donald Trump estime que cette fameuse déclaration n'était "peut-être pas assez dure"."Il est grand temps que quelqu'un monte en première ligne pour les habitants de notre pays et les habitants d'autres pays", a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, son actuel lieu de villégiature.

Cette guerre rhétorique autour des programmes balistique et nucléaire de Pyongyang alimente les craintes d'une erreur de calcul aux conséquences catastrophiques.

Les options militaires avec la Corée du Nord sont "prêtes à être employées", a déclaré Donald Trump sur son compte Twitter ce vendredi.

Les menaces, si elles se poursuivaient, "se heurteront au feu et à la colère", a-t-il ajouté, promettant une réaction d'une ampleur "que le monde n'a jamais vue jusqu'ici".

A l'époque, personne ne prenait vraiment le régime de feu Kim Jong-il au sérieux.

" Le Nord semble être en train de dire que ce qu'il va faire se fera conformément au droit international".

Missile intercontinental: "La Corée du Nord ne bluffe pas " Toujours sur le plan diplomatique, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté samedi 5 août à l'unanimité une résolution renforçant nettement les sanctions déjà imposées à Pyongyang. Angela Merkel a clairement exprimé ses divergences avec le locataire de la Maison Blanche sur ce dossier, affirmant que l'escalade verbale entre Pyongyang et Washington était "une mauvaise réponse".

Donald Trump a déclaré qu'il ne laisserait pas la Corée du Nord se doter d'un arsenal nucléaire capable de frapper les Etats-Unis. La Chine a notamment appelé à la prudence. Le dernier essai nucléaire remonte au 9 septembre 2016, avec une détonation jugée deux fois plus puissante que la bombe américaine lâchée sur Hiroshima.

"Nous nous préparons à de nombreux scénarios différents", a rajouté le milliardaire.

Le "dialogue" auquel appelle Pékin est jugé impossible par Pyongyang. "Cela ne va pas continuer comme ça", a-t-il tonné.

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