L'UE étend ses sanctions contre la Corée du Nord

Face aux menaces nord-coréennes, Guam garde son calme

L'UE étend ses sanctions contre la Corée du Nord

Après un violent échange verbal entre Washington et Pyongyang, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a tenté mercredi de minimiser la menace posée par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), assurant les Américains qu'ils pouvaient "dormir sur leurs deux oreilles".

"Dieu a donné aux dirigeants le pouvoir d'user de tous les moyens, y compris la guerre, pour empêcher le triomphe du mal, peut-on y lire. Pour ce qui est de la Corée du Nord, Dieu a donné à Trump toute autorité pour tuer Kim Jong-un", a-t-il admis. Selon la télévision d'Etat nord-coréenne, quatre missiles "voleront 17 minutes et 45 secondes sur une distance de 3.356,7 km, et s'écraseront en mer à 30 ou 40 km de Guam ". Ce plan comprend le 'tir simultané' de quatre missiles de portée intermédiaire qui survoleraient le Japon.

"Située à 3400 km environ au sud-est de Pyongyang, l'île de Guam, dans l'archipel des Mariannes, abrite près de 163000 habitants et une base de la marine américaine dotée d'un escadron de sous-marins ainsi que d'une base aérienne".

Guam, île reculée du Pacifique de quelque 550 km2, est un avant-poste clé pour les forces américaine, stratégiquement situé entre la péninsule coréenne et la mer de Chine méridionale. Trump avait souligné sur Twitter que les solutions militaires étaient "complètement en place" et "prêtes à l'emploi" si la Corée du Nord se comportait imprudemment".

Le gouvernement japonais a de son côté averti qu'il ne pourrait 'jamais tolérer les provocations' de Pyongyang.

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit voter samedi sur un projet de résolution américain qui propose de priver la Corée du Nord d'un milliard de dollars de revenus provenant d'exportations, en riposte à ses programmes balistique et nucléaire.

L'île de Guam est un petit territoire américain perdu au milieu du Pacifique ouest, mais essentiel pour les Etats-Unis d'un point de vue militaire.

Si la Corée du Nord menace régulièrement de détruire les États-Unis, la quantité de précisions fournies dans ce dernier rapport en date est inhabituelle. "Je n'en parle jamais", a-t-il dit. Et de poursuivre: " En fournissant un préavis, ils envoient également le message tacite que ce qu'ils vont faire n'est pas une véritable attaque".

Depuis plusieurs mois déjà, la tension est grandissante entre Pyongyang et Washington. La veille, Donald Trump promettait " le feu et la fureur " en cas de nouvelles menaces et vantait la puissance de l'arsenal nucléaire américain.

Dans ce climat tendu, l'un des conseillers de Donald Trump, Sebastian Gorka, a appelé à l'unité derrière le président, dressant un parallèle avec la crise des missiles soviétiques à Cuba, qui, au début des années 60, mena le monde au bord du conflit nucléaire. " Un dialogue sensé n'est pas possible avec un gars comme ça qui a perdu la raison".

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