Pyongyang précise son plan d'attaque sur Guam et se moque de Trump

LES PROGRÈS TECHNOLOGIQUES NORD-CORÉENS ALARMENT LE JAPON

Guam prêt "à toute éventualité" suite aux menaces de la Corée du Nord, mais... "Ce n'est pas comme si on pouvait faire quelque chose"

Dans la foulée, Pyongyang a présenté le plan d'un tir de missiles en direction de l'île de Guam.

Ce plan visant un avant-poste stratégique des forces américaines sur la route de l'Asie, constituera "un avertissement crucial aux États-Unis", a prévenu la Corée du Nord. Vingt-quatre heures après les déclarations détonantes du président américain promettant "le feu et la colère" et soulignant que l'arsenal nucléaire américain est "plus fort et plus puissant que jamais", Pyongyang a surenchéri dans sa menace de frapper à proximité des bases des États-Unis situées sur l'île de Guam. Une annonce étonnante puisque généralement, le dictateur nord-coréen Kim Jong-Un prépare ses essais et ses tirs dans le plus grand secret. Comme le précise Vox, la présence US se compose de deux bases, appelées Andersen et base navale de Guam.

Malgré l'épée de Damoclès que les Nord-Coréens font planer au-dessus d'eux, les 160.000 insulaires de Guam ainsi que les 6.000 militaires américains ne voulaient pas laisser de place, jeudi, à une quelconque inquiétude. "Notre réveil a été bousculé par l'annonce dans les médias d'une potentielle revanche de la Corée du Nord".

Un calme précaire régnait jeudi, tant du côté nord-coréen qu'américain, après les invectives de la veille.

Rolando Zepeda, un enseignant de 57 ans, est du même avis: "Kim Jong-Un est aussi fou que les typhons, mais j'ai davantage peur des typhons car ils représentent une réelle menace". S'il ne fait aucun doute sur la portée des missiles, un doute subsiste sur la possibilité d'y intégrer en leur tête des ogives nucléaires miniaturs capables de réduire Guam en poussière.

Pyongyang a déclaré jeudi qu'il s'affairait à finaliser les détails du lancement de quatre missiles Hwasong-12, qui survoleraient le Japon avant de plonger dans l'océan autour de la petite île, où sont notamment stationnés 7000 soldats américains. Un système fiable, sans défaillance lors des 15 tests, dont l'efficacité reste cependant à prouver en temps de guerre.

Les plages paradisiaques, complexes hôteliers et magasins hors taxe de l'île de Guam ont attiré plus de 1,5 million de visiteurs, en 2016.

La dernière fois que le territoire avait craint d'être attaqué, en 2013, la situation s'était calmée car l'administration du président Barack Obama avait évité l'escalade verbale avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, ajoute le journal.

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