Pologne: les propos de Macron sont 'arrogants'

Travailleur détaché: la Pologne enfreint les valeurs fondamentales de l'UE, selon Macron

La Pologne refuse de revenir sur la directive européenne sur le travail détaché

La veille, celle-ci avait affirmé depuis Varsovie qu'elle refuserait " jusqu'au bout " de modifier la législation européenne sur le travail détaché, qui permet aux entreprises européennes d'envoyer leurs salariés travailler dans un autre pays de l'UE en continuant de payer des cotisations sociales dans le pays d'origine. Selon le Président français, les Polonais méritaient mieux que leurs dirigeants, qui tournent selon lui leur dos aux valeurs européennes et isolent leur pays.

"Je conseille à M. le président qu'il s'occupe des affaires de son pays, il réussira alors peut être à avoir les mêmes résultats économiques et le même niveau de sécurité de ses citoyens que ceux garantis par la Pologne", a encore lancé Mme Szydlo, ajoutant rappeler "à M. Macron que la Pologne est membre de l'Union européenne au même titre que la France". Vendredi midi, alors qu'il boucle son voyage en Bulgarie, le président tacle la Pologne.

La première ministre polonaise a taxé aujourd'hui Emmanuel Macron d'arrogance et d'inexpérience, en réponse à ses propos sur l'isolement de Varsovie. "Alors que M Szydlo avait expliqué qu'elle voulait défendre " l'intérêt des travailleurs polonais ", M. Macron lui a rétorqué qu'il pensait " que le sens de l'histoire est d'améliorer leurs conditions matérielles ". Si cet acte normatif qui encadre le statut date de 1996, c'est surtout lorsque l'Europe a commencé à s'élargir à l'Est, à partir 2004, que la directive fait parler d'elle.

Macron, cette directive constitue une concurrence déloyale pour le marché du travail français et est injuste pour les travailleurs français.

Or, la Pologne semble être le pays profitant le plus de cette directive puisque environ 500.000 Polonais sont employés par des entreprises polonaises dans d'autres pays membres de l'UE.

La France, qui a accueilli 286.000 salariés détachés déclarés en 2015, est le deuxième pays d'accueil derrière l'Allemagne, favorable elle aussi à des garde-fous.

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