Washington ordonne la fermeture d'un consulat russe, Moscou dénonce une "escalade"

Trump-Poutine contentieux en série

Les Etats-Unis ordonnent la fermeture du consulat de Russie à San Francisco

Photomontage de Donald Trump et Vladimir Poutine. Donc une réduction de 755 personnes au niveau des effectifs des représentations russes aux Etats-Unis. Les Etats-Unis ont donné jusqu'à samedi à la Russie pour fermer son consulat général à San Francisco ainsi que deux annexes de ses services, à Washington et New York, en riposte à la réduction drastique du personnel diplomatique américain en Russie.

Rappelons que cette guerre diplomatique entre Washington et Kremlin avait commencé sous le mandat de l'ancien président américain Barack Obama qui avait ordonné en décembre 2016, l'expulsion de trente-cinq diplomates russes accusés d'être des " agents de renseignement " de Moscou en poste à l'ambassade de Russie à Washington et au consulat russe de San Francisco.

Les États-Unis ont aussi dû abandonner début août deux bâtiments diplomatiques près de Moscou. Plus de 750 diplomates et employés, russes ou américains, ont jusqu'au 1er septembre pour quitter leurs fonctions.

Les Etats-Unis demandent à la Russie de fermer son consulat à San Francisco ainsi que deux bâtiments annexes à Washington. "Ils ont tous deux exprimé le désir de trouver une manière d'améliorer nos relations", a-t-il assuré, sous couvert de l'anonymat.

"Le ministre a regretté l'escalade des tensions dans les relations bilatérales, qui n'a pas été initiée par nous, et a indiqué que les nouvelles mesures annoncées par les Américains seront étudiées avec attention à Moscou", a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué, après un entretien téléphonique entre Sergueï Lavrov et son homologue américain Rex Tillerson.

"La balle est dans le camp de Washington", jugeait au contraire cette semaine le nouvel ambassadeur russe aux Etats-Unis, Anatoli Antonov, arrivé à Washington jeudi, le jour même de l'annonce des nouvelles sanctions américaines.

"Les Etats-Unis doivent faire attention à ce que ce cycle n'échappe pas à tout contrôle", explique Boris Zilberman, expert de la Russie au sein du groupe de pression conservateur américain Foundation for Defense of Democracies.

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