Le Rhône compte le plus de décès — Violences conjugales

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Une femme est morte tous les 3 jours en France suite à des violences conjugales en 2016

Un chiffre qui ressort d'une étude menée par le ministère de l'Intérieur et selon laquelle, en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Un nombre de décès qui augmente encore si l'on inclut les suicides des auteurs et les victimes collatérales, le nombre total de morts occasionnés par ces violences conjugales s'élève à 196 personnes en 2016.

C'est le nombre de morts violentes constatées au sein du couple dans le Rhône en 2016.

Le nombre des victimes de ces violences conjugales ne diminue pas: 138 personnes décédées en 2016, 136 l'an dernier et 143 il y a deux ans. Un chiffre stable par rapport à 2015 (122 femmes avaient été tuées).

Le Premier ministre Edouard Philippe souhaite pour sa part renforcer la coordination entre le ministère de l'Intérieur et le Secrétariat d'État en charge de l'Égalité hommes/ femmes, notamment au travers du lancement d'un cinquième plan triennal contre toutes les violences faites aux femmes et d'un premier plan triennal interministériel de lutte contre les violences faites aux enfants.

Elles ont représenté plus de 15% des homicides non crapuleux et violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner.

Sur les 109 femmes tuées par leur conjoint "officiel", au moins 30 étaient victimes de violences antérieures, et près de 37% des auteurs d'homicide étaient déjà connus des service de police ou de gendarmerie, précise l'étude annuelle de la Délégation aux victimes.

Selon le rapport du ministère, la principale raison du passage à l'acte pour les hommes auteurs d'homicides serait "le refus de la séparation -en cours ou passée". "Pour les femmes, il s'agit de la dispute". Le gouvernement annonce de nouvelles mesures pour lutter contre ces violences conjugales. 25 enfants, contre 36 en 2015, ont aussi été tués: neuf mineurs par leur père en même temps que leur mère, et 16 dans le cadre de violences conjugales, sans que l'autre parent soit tué. Lorsque l'auteur est de sexe masculin, il est souvent marié, de nationalité française, a entre 41 et 50 ans, et n'exerce pas ou plus d'activité professionnelle. Il commet son crime dans le foyer familial, sans préméditation et avec une arme à feu.

La femme vit le plus souvent en concubinage, est également âgée de 41 à 50 ans, et n'a pas ou plus d'activité professionnelle. Elle commet également ce crime à domicile, sans préméditation, avec une arme blanche.

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