Syrie: Daech chassé de la vieille ville de Raqqa

Que reste-t-il de l'Etat Islamique

Les Forces démocratiques syriennes s'emparent de la vieille ville de Raqqa, capitale autoproclamée de l'Etat

Des forces arabo-kurdes soutenues par les Etats-Unis en Syrie ont chassé le 1er août le groupe Daesh de la vieille ville de Raqqa, se rapprochant de la zone la mieux fortifiée par les djihadistes, selon un porte-parole de cette alliance.

Deux mois après être entrés dans la "capitale" de facto de l'organisation terroriste, les Forces syriennes démocratiques, aidées des combattants kurdes, ont repris ce vendredi la vieille ville de Raqqa. Entrées le 6 juin dans la cité présentée comme la "capitale" de l'Etat islamique, les FDS ont chassé les djihadistes de plus 60% de la ville, qu'ils contrôlaient depuis 2014.

La vieille ville de Raqqa a été reprise par les forces anti-Daesh.

Mercredi, 94 militants de l'Etat islamique (EI) ont été tués par des frappes aériennes irakiennes dans une ville contrôlée par l'EI près de la frontière avec la Syrie, dans la province d'Anbar, dans l'ouest de l'Irak, a annoncé l'armée irakienne. "Nous sommes aux portes du périmètre de sécurité de l'EI dans le centre-ville, où se trouvent les principaux QG", explique Tala Sello.

Le centre-ville comprend la vieille ville et le quartier administratif, où se trouvent notamment l'ex-siège du gouverneur et les bâtiments qui abritaient les services de renseignements. Ce quartier administratif est fortement sécurisé par les jihadistes qui s'y sont barricadés. Il resterait dans la ville environ un millier de djihadistes, selon Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG disposant d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.

En revanche, Tala Sello n'a pas expliqué quand les FDS, aidés par les bombardements de la coalition américaine, allaient pouvoir s'emparer de la totalité de la ville. La violence des combats avait notamment inquiété Amnesty International, estimant que les civils étaient pris au piège dans un "labyrinthe mortel". Depuis, elles ont réussi à s'emparer de plusieurs quartiers de la ville. Mais il a expliqué que les opérations se déroulent "selon le plan prévu". "Nous n'avons pas perdu ce vestige historique, le plus important de la vieille ville", a-t-il assuré.

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