Pétrole : cours en hausse

Les inondations provoquées par le passage de l’ouragan Harvey ont mis temporairement hors service près d’un quart des installations de raffinage des Etats-Unis

L'AIE rassure sur l'approvisionnement en pétrole

Après le passage de l'ouragan Harvey aux Etats-Unis, 'l'annonce de la reprise d'activité de plusieurs raffineries a relancé les anticipations de hausse de la demande américaine de pétrole brut', commente un analyste parisien. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre diminuait en revanche de 20 cents, à 48,96 dollars.

Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 53,53 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,19 dollar par rapport à la clôture de lundi.

"Oui l'activité des raffineries a baissé", faisant reculer la demande de brut, a-t-il expliqué. "L'appétit des raffineries du Golfe (du Mexique, ndlr) reprend après le passage de la tempête Harvey", ce qui soutenait quelque peu les cours, a toutefois remarqué M. Varga. Dans ce contexte troublé par les événements météorologiques extrêmes, les investisseurs pourraient ne pas tenir compte outre mesure de la publication dans la journée des chiffres hebdomadaires sur les stocks de pétrole par le Département à l'Energie américain (DoE). "Le redémarrage se produit généralement par étapes, pour s'assurer que tout se passe bien". Des terminaux pétroliers ont dû être fermés dans le nord des îles Caraïbes, mais l'impact sur le marché devrait être différent de celui de Harvey, car même si Irma menace aussi l'Etat américain de Floride, ce dernier ne compte pas de raffinerie.

L'accord pourrait être prolongé au-delà de mars 2018 "si nous voyons que le marché a besoin d'efforts supplémentaires pour s'équilibrer, s'il n'est pas équilibré du point de vue du retour des réserves à leur moyenne sur cinq ans", a déclaré mercredi le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak, cité par les agences russes, précisant qu'il était "trop tôt" pour se prononcer.

L'accord, qui unit depuis le début 2017 l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dominée par Ryad, et d'autres producteurs, en premier lieu Moscou, cherche à rééquilibrer le marché mondial en fixant à ses participants des objectifs de production en deçà de leurs capacités maximales.

"La coopération étroite des principaux producteurs, face à cette surabondance de pétrole, permet aux investisseurs de croire à une diminution rapide des réserves, ce qui alimente la hausse des cours", ont expliqué les experts de Commerzbank.

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