Russie, Iran et Turquie vont maintenir l'ordre autour d'Idleb — Syrie

UNE QUATRIÈME

Syrie : nouveau round de pourparlers

La Russie et la Turquie, pays garants qui représentent respectivement Damas et l'opposition, n'ont pas de différends au sujet de la zone de désescalade d'Idlib, dont le projet sera porté à l'ordre du jour à Astana, a affirmé Recep Tayyip Erdogan au lendemain d'un déplacement qu'il avait effectué au Kazakhstan.

Les trois pays déploieront des "forces de contrôle de la désescalade" dans la région d'Idleb et dans "certaines parties" des régions de Lattaquié, de Hama et d'Alep, dans le nord de la Syrie, selon un communiqué commun diffusé au terme de deux jours de pourparlers à Astana. Ces forces auront pour mission d'"empêcher les incidents et les accrochages" entre les forces gouvernementales et les combattants rebelles, qui contrôlent la majeure partie de la région d'Idleb, frontalière de la Turquie et voisine de la province côtière de Lattaquié, un fief du régime.

Les djihadistes de l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie ont pris le contrôle de la ville d'Idleb fin juillet après le retrait d'un groupe rebelle rival. Le journal syrien Al-Watan a rapporté de son côté que la délégation du gouvernement syrien, menée par l'ambassadeur de Syrie à l'ONU Bachar al-Jaafari, était arrivée au Kazakhstan mercredi matin. "Nous soutenons toute initiative qui fera cesser l'effusion de sang et les souffrances en Syrie, où qu'elles soient", a-t-il déclaré.

Le ministère kazakh des Affaires étrangères avait précédemment annoncé que les négociations Astana-6, le 14 et le 15 septembre, permettraient d'examiner les documents réglementant les activités des forces de contrôle et de préciser leur composition dans la zone de désescalade d'Idlib.

Le processus de paix d'Astana s'intéresse en particulier aux questions militaires et techniques. La Russie a déjà déployé sa police militaire dans plusieurs de ces zones afin de permettre l'instauration d'un cessez-le-feu durable.

Il s'agit en effet de trouver un terrain d'entente pour la mise en place de nouvelles zones de sécurité, appelée aussi "zones de désescalade", a indiqué une source diplomatique du Kremlin à Sputnik, l'agence de presse moscovite, qui souligne que la Turquie serait d'accord.

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