La "persécution" des Rohingyas est "inacceptable", dit Tillerson — Birmanie

Les rohingyas ont fui la Birmanie par milliers les affrontements entre rebelles et militaires depuis le 25 aout.- REUTERS

Les rohingyas ont fui la Birmanie par milliers les affrontements entre rebelles et militaires depuis le 25 aout.- REUTERS

Face aux nombreuses critiques, Aung San Suu Kyi a décidé d'annuler son déplacement à l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé mercredi la Birmanie à suspendre ses opérations militaires contre la minorité Rohingya.

L'annonce a été faite par M. Zaw Htay, porte-parole de la responsable birmane, au moment où le Conseil de sécurité de l'Onu a réclamé à la Birmanie "des pas immédiats" pour faire cesser une "violence excessive" dans l'ouest du pays contre la minorité musulmane Rohingyas. S'agit-il de nettoyage ethnique? L'ancienne lauréate du prix Nobel de la Paix s'est attirée les foudres de l'ensemble de la communauté internationale ces dernières semaines pour ne pas avoir pris la parole sur la situation de cette minorité musulmane vivant dans l'ouest de la Birmanie.

Copyright de l'image Getty Images Image caption Les membres de cette communauté Rohingyas se réfugient massivement au Bangladesh voisin. Lors de son seul commentaire officiel sur cette crise, la cheffe du gouvernement birman avait dénoncé un 'iceberg de désinformation' sur les Rohingyas et défendu l'action de l'armée. Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés et affamés, après des jours de marche sous la pluie et au péril de leur vie. Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine, d'une ampleur sans précédent pour ce conflit.

Dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité, une dizaine de prix Nobel ont appelé hier les Nations unies à " des actions audacieuses et décisives ". 'Nous vous demandons d'agir immédiatement pour faire cesser les attaques militaires aveugles sur des civils innocents', indique ce texte signé entre autres par le Bangladais Muhammad Yunus, la Pakistanaise Malala Yousafzai et le Sud-Africain Desmond Tutu.

Quant à l'Ong Human rights watch, elle s'est attendue à des "décisions substantielles" qui seraient prises par le Conseil de sécurité, notamment un embargo sur les armes en Birmanie.

Mme Suu Kyi, qui avait été faite citoyenne canadienne honoraire en 2007, alors qu'elle était dissidente, soutient que son gouvernement fait face actuellement à une "insurrection", à du "terrorisme" et à la "désinformation" des médias étrangers.

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