L'opposition reçoit le soutien d'organisations de la société civile africaine — Togo

Bonne volonté de l'ensemble des partis politiques

Marcel Alain de Souza

L'ordre du jour de la session parlementaire portait sur un projet de loi concernant les droits d'accès des étudiants ouest-africains dans les universités togolaises, une mesure éloignée de la "préoccupation des Togolais aujourd'hui", selon l'ANC.

Le gouvernement avait alors annoncé qu'il soumettrait un projet de loi au Parlement, mais l'Assemblée n'a pas souhaité le proposer à l'ordre du jour de la session extraordinaire de cette semaine, assurant qu'il devait passer par une Commission spécialisée avant sa consultation par les députés. L'opposition togolaise ne demande rien d'autre que le retour intégral à la Constitution de 1992. Celle-ci est souvent pointée du doigt ces derniers temps par l'opposition qui continue de faire pression sur le gouvernement.

Mais l'avant-projet de loi n'est pas rétroactif, ce qui permettrait en théorie à Faure Gnassingbé - qui effectue actuellement son troisième mandat - de se représenter pour deux prochains scrutins. Il avait notamment, en 2002, supprimé la limitation de mandats présidentiels.

"Nous avions déposé 48 amendements (.), le gouvernement porteur de la révision constitutionnelle les a rejetés en bloc". Mais, depuis l'arrivée au pouvoir en 2005 de Faure Gnassingbé à la mort de son père, et deux présidentielles contestées, les revendications de l'opposition sont toujours restées lettre morte. Le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza, s'est rendu à Lomé où il a été reçu en audience par le président togolais, avant de s'entretenir notamment avec les leaders de l'opposition et des dignitaires religieux.

La coalition de 14 partis politiques à l'origine des dernières manifestations a appelé à de nouvelles mobilisations les 20 et 21 septembre pour réclamer non seulement des réformes, mais aussi le départ du chef de l'Etat.

Dernières nouvelles