Aung San Suu Kyi annule un déplacement à l'ONU

L'ONU LANCE UN APPEL À L'AIDE FACE À L'EXODE DES ROHINGYA

Birmanie: Didier Burkhalter décu par l'attitude d'Aung San Suu Kyi face à la crise des Rohingyas

L'ONU a récemment dénoncé une "épuration ethnique" menée par la Birmanie, ayant fait fuir plus de 400 000 civils au Bangladesh.

La présidente birmane Aung San Suu Kyi qui a suscité la réaction de l'Occident et de pays musulmans pour son approche envers les musulmans, ne participera pas à l'Assemblée générale de l'ONU.

Suu Kyi, prix Nobel de la paix accusée d'indifférence aux massacres, avait été critiquée par d'autres titulaires du prix Nobel de la paix dont le le leader spirituel tibétain, le Dalaï Lama, l'activiste pakistanaise pour l'éducation Malala Yusufzay et le religieux sud-africain Desmond.

Pourtant depuis le début de la crise, Aung San Suu Kyi reste très silencieuse sur la situation des Rohingyas, se contentant de dénoncer une "désinformation" et de soutenir l'Armée birmane qui mène cette campagne de répression dans l'Etat de l'Arakan - meurtres, viols, tortures selon les témoignages des Rohingyas réfugiés au Bangladesh.

L'ancienne icône du combat démocratique contre la junte militaire a annulé mercredi un déplacement prévu fin septembre à l'Assemblée générale des Nations unies.

Quant au Conseil de sécurité qui se retrouvait à huis clos, hier, pour discuter des violences dans l'État birman de Rakhine, il s'annonce divisé.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées hier à Paris pour réclamer la fin des violences de l'armée birmane à l'encontre des musulmans rohingyas et l'intervention de la communauté internationale. La réunion s'annonce divisée alors que la Chine, premier investisseur étranger en Birmanie, a exprimé publiquement son soutien à Naypyidaw.

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