Les premiers mots de Loup Bureau

Expulsé de Turquie le journaliste Loup Bureau très soulagé d'être en France

De retour en France, le journaliste Loup Bureau revient sur ses conditions de détention en Turquie

Concernant ses conditions de détention, celui qui était accusé par la Turquie d'appartenir à une organisation terroriste a déclaré ne pas avoir "été maltraité physiquement", mais avoir subi "des menaces et des intimidations", notamment durant les six jours qu'il a passés en garde à vue.

Il a dit avoir connu des conditions de détention "compliquées" au début mais, a-t-il ajouté, "à partir du moment où le président de la République, M. Macron, a annoncé ouvertement qu'il demandait ma libération, il y a eu des changements". Loup Bureau était entouré de ses proches et de la ministre de la culture Françoise Nyssen venus l'accueillir.

Avant Loup Bureau, en mai, Mathias Depardon, un photojournaliste français, avait lui aussi été arrêté dans le sud-est de la Turquie, soupçonné de "propagande terroriste" pour le compte du PKK pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des photos prises lors d'un reportage.

Les organisations de défense de la liberté de la presse dénoncent des atteintes régulières de la part des autorités turques.

Après 51 jours dans les geôles turques, le journaliste indépendant Loup Bureau a finalement regagné la France ce dimanche 17 septembre.

Il est accusé par la Turquie d'appartenance à "une organisation terroriste armée".

Interrogé sur une éventuelle contrepartie à cette libération, l'avocat du journaliste, Martin Pradel, avait déclaré: "Je n'ai aucune raison de le penser". "Tout a basculé au milieu de la semaine dernière avec l'acte d'accusation et la fixation d'une audience", a expliqué Me Pradel, le dossier étant alors transféré à un juge.

La Turquie ne va pas abandonner ses poursuites et va instruire un procès en terrorisme. ce sera le prochain combat du journalsite, de sa famille et de ses soutiens.

Loup Bureau "a toujours au-dessus de lui un risque de condamnation, une condamnation extrêmement grave puisque cela voudrait dire que Loup est un terroriste", a rappelé l'avocat. Quelque 170 journalistes sont détenus dans le pays, selon le site spécialisé P24. "N'oublions pas qu'il y a 160 à 180 journalistes turcs en prison". Les gardiens ont commencé à comprendre que je n'étais pas un terroriste. Il avait été expulsé après un mois de détention et une importante mobilisation.

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