La Cour suprême menacée — Kenya

Kenya: la tension monte avant la lecture du verdict complet de la Cour suprême

Kenya : la Cour suprême se dit menacée

Le 1er septembre, lisant un bref résumé du jugement, le président de la Cour suprême David Maraga avait fait état d'"irrégularités" dans la transmission des résultats.

Alors que des centaines de partisans d'Uhuru Kenyatta ont manifesté devant les portes de la Cour suprême, son président, David Maraga, a dénoncé des attaques répétées contre le système judiciaire. Ils ont été dispersés par la police anti-émeute à l'aide de gaz lacrymogène. Ailleurs dans le pays, notamment à Nakuru (centre), des manifestants ont bloqué des routes.

Les déclarations de David Maraga interviennent la veille de la publication très attendue du jugement complet de la Cour suprême.

La Cour suprême du Kenya a blâmé mercredi la Commission électorale pour sa gestion de l'élection présidentielle invalidée du 8 août, lui reprochant d'avoir proclamé les résultats sur la base de documents parfois "douteux" et de ne pas avoir permis l'accès à ses serveurs informatiques. D'abord de la part du président sortant, donné vainqueur avant l'invalidation du scrutin, Uhuru Kenyatta, qui a traité les juges d'escrocs, mais aussi de certains membres de son parti, le Jubilee.

Il avait ensuite semblé vouloir faire machine arrière, expliquant avoir parlé sous le coup de la colère.

Les médias locaux ont pour leur part rapporté plusieurs manœuvres de députés de son parti en vue de limiter à l'avenir les pouvoirs de la Cour suprême.

La nouvelle élection est prévue pour le 17 octobre. Mais la société fournissant le système électronique a déjà assuré ne pas pouvoir être prête à cette échéance.

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