Le G5 Sahel en quête de financement pour sa force conjointe — ONU

Les pays du G5 Sahel

Les pays du G5 Sahel

Emmanuel Macron n'a pas convaincu pour obtenir des financements de l'ONU pour la force du G5 Sahel. D. R.

Une réunion de haut niveau a été tenue lundi 18 septembre, en marge de l'assemblée générale de l'ONU qui se tient à New-York, pour inciter la communauté internationale à soutenir la force antiterroriste conjointe du G5 Sahel qui ne dispose, pour l'heure, que d'un quart de son budget, alors que les premières opérations devraient débuter en octobre prochain.

Les pays qui forment le G5 Sahel sont le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso, et le Niger, La force vise à lutter contre le terrorisme islamiste et les trafics de tous genres dans la bande sahélienne. Malgré son intense lobbying, la France n'a pas réussi à convaincre de l'utilité de son initiative. Pour Washington, la force du G5 Sahel est également difficile à concrétiser sur le terrain. Les Etats Unis qui étaient jusque-là méfiants et contre "toutes dépenses inutiles", à ses yeux, ont manifesté un intérêt pour le soutien de la force. Les responsables américains estiment, de plus, qu'il n'y a pas de raison impérieuse d'accorder l'autorisation du Conseil de sécurité au G5 Sahel conformément au chapitre 7 de la charte des Nations unies qui autorise le recours à la force sous le mandat de l'ONU.

Il faut à cette force pas moins de 520.millions de dollars pour qu'elle soit opérationnelle. La France avait quant à elle annoncé une aide matérielle d'une valeur de 8 millions d'Euros et l'Union européenne, 50 millions d'Euros. Bien évidemment, la somme est bien trop insuffisante pour entreprendre quoi que ce soit. Si des fonds ne sont pas vite trouvés, le G5 Sahel risque d'être un projet mort-né.

S'agissant du Mali, le président Macron a indiqué mardi à New York qu'il était nécessaire d'"apporter une réponse politique" à la crise malienne, soulignant la nécessité de mettre en œuvre l'accord de paix issu du processus d'Alger.

Après avoir passé en revue l'évolution de la situation sécuritaire dans la région du Sahel, marquée par la recrudescence du terrorisme, de la radicalisation, de l'extrémisme violent et de la criminalité transnationale organisée, qui remettent en cause la survie même des États, les chefs d'Etats et personnalités ont une fois de plus exprimé leurs vives préoccupations face aux répercussions de ces menaces sur la paix et la sécurité internationales.

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