Macron ne veut pas renégocier — Accord de Paris

Donald Trump joue au Shérif planétaire L’ONU rouvre le chapitre des Rogue State

Discours de Donald Trump à l'ONU : le sans-faute d'un grand homme d'État

Donald Trump s'exprimait face à des leaders du monde entier dans le cadre de la 72e Assemblée générale des Nations unies, pour évoquer l'initiative américaine pour pousser l'ONU à se réformer, et a introduit son discours par une note d'autosatisfaction, rapporte USA Today.

"Mon pays, devant cette assemblée, avait promis un accord universel, il a été obtenu et signé, dans cette salle", a déclaré Emmanuel Macron à la tribune des Nations unies. "Cet accord ne sera pas renégocié". Alors que les Etats-Unis menacent de plus en plus de dénoncer l'accord, il a jugé qu'il "serait dommage" qu'il "soit détruit par des nouveaux voyous en politique internationale".

"Je respecte la décision des Etats-Unis, la porte leur sera toujours ouverte. Mais nous continuerons (.) à mettre en oeuvre l'accord de Paris", a-t-il ajouté.

La France, qui accueillera le 12 décembre un sommet sur le climat consacré au volet financement, y "prendra sa part en allouant 5 milliards d'euros par an à l'action sur le climat d'ici à 2020".

Mais l'éventualité inquiète les autres signataires de l'accord, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne. "Je dois dire que les chances sont peut-être de 50/50", a dit le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson au Guardian. Sauf pour Donald Trump.

Hormis le soutien d'Israël, les Etats-Unis sont isolés, d'autant que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), chargée de vérifier le respect des engagements des Iraniens, a sans cesse validé leur attitude depuis la conclusion de l'accord en juillet 2015.

"L'accord n'appartient pas à un pays ou à un autre, il appartient à la communauté internationale", avait déclaré en début de semaine la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

Pour tenter de le sauver, des tractations semblent en cours en coulisses pour apporter des "compléments" à ce qui a été acté en 2015.

Les Etats-Unis ne resteront dans l'accord que si des "changements" sont "introduits", car le texte "doit vraiment être revisité", a prévenu mardi Rex Tillerson. Les Américains pensent en effet que "le défaut le plus flagrant" du texte est qu'il "ne fait que remettre le problème à plus tard", selon Rex Tillerson. "Nous devons garder l'accord de 2015 parce que c'est un bon accord". Selon lui, "chaque mot de chaque moindre phrase" du texte a déjà été âprement négociée par les signataires et "retirer une seule brique ferait s'effondrer toute la construction".

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