Rohani à l'ONU : l'Iran respecte l'accord nucléaire et n'est pas "malhonnête"

Emmanuel Macron début septembre en Grèce

Emmanuel Macron début septembre en Grèce

Une réunion des pays signataires du texte historique se tient à New York, et elle donnera lieu à la première rencontre entre le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, et son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif, depuis le changement d'administration américaine, en janvier.

"Mardi, le président américain avait attaqué l'Iran en le qualifiant " d'État voyou " et de " dictature corrompue ", à la même tribune de l'Assemblée générale des Nations unies.

Paris voudrait aussi ouvrir des discussions sur des sujets annexes, comme le rôle de l'Iran au Moyen-orient, ou son activité balistique qui s'accroît.

Le chef de la diplomatie russe a quant à lui jugé le discours de Donald Trump " extrêmement inquiétant ".

"L'accord appartient à la communauté internationale et pas à un ou deux pays ", a lancé M. Rohani mercredi.

Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait ne pas certifier à la mi-octobre que l'Iran respecte sa part de l'accord, ce qui lui permettrait de le déclarer caduc. Une non certification ouvrirait une période de flottement de deux mois au cours de laquelle les parlementaires américains pourraient réimposer des sanctions pourtant levées dans le cadre de l'accord. Or, son discours de mardi à l'ONU laisse penser qu'il est tenté de "déchirer" ce texte, comme il l'avait promis durant sa campagne pour la Maison-Blanche.

Trump a critiqué cet accord comme "une des transactions les pires et les plus partiales auxquelles les Etats-Unis aient jamais participé". Il est soutenu en cela par les Européens et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

" Nous devons garder l'accord de 2015 car c'est un bon accord ", a plaidé mercredi le président français Emmanuel Macron. Le dénoncer aujourd'hui sans rien proposer d'autre serait une lourde erreur, ne pas le respecter serait irresponsable, parce que c'est un accord utile, essentiel à la paix, a déclaré M. Macron.

Pour tenter de le sauver, la France a mis sur la table la possibilité d'apporter un "complément" pour l'après-2025, date à laquelle tomberont certaines restrictions imposées par l'accord. Et ce, alors qu'il n'y a " pas d'indications " que l'Iran ne remplit pas ses obligations.

Conclu le 14 juillet 2015 à Vienne après plus d'une décennie de négociations tendues, l'accord entre Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne) garantit la nature civile du programme nucléaire iranien, en échange d'une levée de sanctions. Pour Téhéran, ce serait la goutte qui ferait déborder le vase, et la fragile entente sur l'interdiction de la mise au point d'armes nucléaires par l'Iran volerait en éclats.

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