"Grèves: "une " première étape " contre la réforme du travail

Réforme du code du travail mobilisation en Occitanie

En ordre dispersé, les syndicats mobilisent contre la réforme du Code du travail

Mardi, entre 223 000 (source police) et près de 500 000 personnes (source CGT) ont manifesté un peu partout en France pour dénoncer une réforme synonyme de " régressions sociales", à l'appel de la CGT.

Sur les pancartes, Emmanuel Macron était ciblé pour ses propos dans lesquels il promettait de ne céder 'ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes'. Une formule qui, s'est échiné à expliquer le gouvernement sans grand succès, visait en fait les prédécesseurs du président qui n'avaient pas eu le courage de s'attaquer aux réformes nécessaires.

Mais les représentants des salariés sont désunis: FO a refusé de s'associer à la CGT, la FSU, Solidaires et l'Unef, contrairement à la loi travail en 2016. D'autres ont été marqués par le mot " fainéants " employé par Emmanuel Macron.

La loi reconnaît cinq confédérations syndicales comme "représentatives de droit", selon un arrêté du 30 mai 2013. "La majorité des fédérations est dans la rue", soulignait Chantal Fassié, secrétaire de la Fédération départementale de l'enseignement et de la culture FO, rappelant qu'au niveau national "quasiment toutes les unions départementales", suivaient un mouvement de lutte que leur "patron" avait abandonné. Dans le cortège, le leader de La France Insoumise (gauche radicale), Jean-Luc Mélenchon, a promis de "faire reculer" le président de la République, car "ce pays ne veut pas du monde libéral". "Ce sera une grève qui aura des conséquences très concrètes sur l'économie française" a déclaré Jérôme Vérité, le secrétaire général de la fédération CGT-Transports.

Le défilé parisien a été stoppé à plusieurs reprises par des heurts, et les forces de l'ordre ont répliqué à des jets de projectiles en faisant usage de gaz lacrymogènes et d'un canon à eau.

Malgré l'absence de front syndical uni, cette première journée de mobilisation sociale de mardi apparaît aux yeux de nombreux observateurs comme une premier tour de chauffe réussi, qui n'entame toutefois pas la détermination du gouvernement à faire aboutir sa réforme.

La CGT a déjà appelé à une autre mobilisation, le 21 septembre, à la veille de la présentation du projet en Conseil des ministres et deux jours avant celle de La France Insoumise.

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