Rome et Paris pensent parvenir 'à un bon accord — STX/Fincantieri

Emmanuel Macron à Lyon au musée des Confluences le 24 septembre 2016

Emmanuel Macron à Lyon au musée des Confluences le 24 septembre

A deux jours du sommet franco-italien qui doit se tenir à Lyon mercredi, la presse italienne semble indiquer ce matin qu'un accord est désormais à portée de la main dans le dossier des Chantiers navals de Saint-Nazaire.

Le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, a souligné lundi que Rome restait résolu à obtenir pour Fincantieri les 51% de STX France, mais a fait état de l'existence de "conditions pour parvenir à un accord". L'Italie comprend "les préoccupations des Français concernant le transfert du savoir-faire et le maintien des postes de travail" mais a rendu "claires les lignes directrices qui ne peuvent être discutées", a précisé Carlo Calenda.

Côté français, la présidence a indiqué ne vouloir rien dévoiler avant la rencontre au sommet entre Emmanuel Macron et Paolo Gentiloni. "Si nous parvenons à un accord mercredi, c'est que les lignes rouges de chacun auront été respectées ".

Mais l'Elysée s'est dit 'très raisonnablement optimiste sur le fait qu'il y aura un accord qui conviendra aux deux parties, qui sera équilibré'.

A la question 'les 51% de STX à l'Italie sont-ils intouchables?', M. Calenda répond: 'ils le sont'. D'après le quotidien italien La Repubblica, "la solution identifiée prévoit des pouvoirs renforcés et des garanties dans le conseil d'administration et en matière de stratégie pour l'actionnaire français". La décision du gouvernement français de procéder fin juillet à la nationalisation des chantiers navals face au refus du groupe italien Fincantieri d'accepter un partage à parité du capital avait suscité l'ire des autorités italiennes et jeté un froid entre Paris et Rome. Selon le journal, ce n'est plus un "tabou" pour Paris. Paris estimait alors que les intérêts industriels français n'étaient pas suffisamment protégés par l'accord donné par le précédent exécutif.

Pour faciliter un compromis, Paris a évoqué l'idée d'un grand pôle naval, civil et militaire, entre la France et l'Italie, ce à quoi le gouvernement italien s'est montré favorable. Nous voulons une alliance européenne très importante, mais faite avec toutes les garanties.

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