La grosse manipulation d'un sénateur LR pour continuer à embaucher sa fille

Charente-Maritime : la curieuse proposition de

Le sénateur Daniel Laurent avait envisagé un cabinet commun avec la sénatrice Imbert qui elle aussi emploie sa fille. Fabien Paillot

Depuis la loi sur la moralisation de la vie publique, les sénateurs et députés n'ont plus le droit d'employer leurs proches (conjoint ou enfants) comme collaborateurs parlementaires. "L'impossibilité d'embaucher un membre de sa famille est ainsi maintenant promulguée, l'impossibilité d'être élu quand on a un casier judiciaire B2 est promulguée, contrairement à ce beaucoup de personnes ont dit ou peuvent encore croire", a insisté Emmanuel Macron lors de la signature des lois de moralisation de la vie publique. Face à la loi, un seul moyen, le bidouillage. En Charente-Maritime, les trois sénateurs (Daniel Laurent, Corinne Imbert et Bernard Lalande) sont concernés. Ils doivent licencier leurs filles et compagne et ce n'est pas simple.

Bernard Lalande, sénateur PS, regrette aussi de devoir licencier sa compagne, attachée parlementaire.

Ou je me sépare de ma fille, car la loi l'impose. "Je n'ai pas de commentaire à faire", a simplement réagi à Sud-Ouest. Soit, avec Corinne Imbert [sénatrice LR qui emploie également sa fille comme attachée parlementaire, NDLR], on intervertit nos filles et on fait un cabinet commun.

Notamment pour Daniel Laurent. Rien n'est encore décidé."Voilà qui laisse perplexe".

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