Décès d'Anne Bert, euthanasiée à sa demande en Belgique ce lundi

Anne Bert

Anne Bert

Si elle se défendait d'avoir écrit "un texte militant", son livre évoque son "combat" pour un départ choisi. La fille de l'écrivain de 59 ans et l'éditeur Fayard ont confirmé le décès. Elle y dénonce les "conservateurs", qui "affirment que la vie doit être vécue jusqu'au bout de l'enfer".

Atteinte de sclérose latérale amyotrophique, ou maladie de Charcot, la romancière Anne Bert avait depuis plusieurs semaines annoncé son intention de demander une euthanasie en Belgique. "Je ne serai plus là pour sa parution", le 4 octobre, avait-elle conclu sobrement.

Aucun traitement curatif n'existe pour l'affection dont elle souffrait, diagnostiquée chez elle en octobre 2015.

Un exil forcé pour celle ne cessait de plaider en faveur des malades, allant même jusqu'à invectiver les candidats à la présidentielle. "Endormir un malade pour le laisser mourir de faim et de soif est-il réellement plus respectueux de la vie que d'y mettre fin par l'administration d'un produit létal?"

En Belgique, l'euthanasie active est autorisée depuis 2002 pour les patients souffrant d'un mal incurable et qui ont formulé leur demande "de manière volontaire, réfléchie et répétée". Il me faut une assistance totale, du lever au coucher (.) Il faut partir à un moment où on est vulnérable. Ce n'est pas bouleversant.

"J'aime la vie, j'ai le goût de la vie", confiait Anne Bert au mois d'avril 2017 lors de son passage dans C à vous afin d'expliquer qu'elle n'était en rien "dépressive".

Dernières nouvelles