Relance, sous la pression, du projet de canal Seine-Nord

La question du Canal Seine Nord continue de faire débat

La question du Canal Seine Nord continue de faire débat

Gérald Darmanin, ministre des comptes publics (ancien maire de Tourcoing mais toujours vice-président du conseil régional des Hauts de France) et Elisabeth Borne, ministre des Transports ont ainsi mis fin au suspens qui perdurait depuis début juillet et la "pause" dans ce projet de canal à grand gabarit de 107 kilomètres partant d'Aubencheul-au-Bac (en dessous de Douai dans le Nord) pour rallier Compiègne, dans l'Oise et relier ainsi le Nord de l'Europe et les bassins de la Seine. "Nous avons trouvé un compromis", complète Gérald Darmanin.

"Nous avons trouvé un compromis", dit-il. Même s'il y a encore des avancées à faire sur plusieurs domaines, nous sommes dans une perspective encourageante. Le premier axe consiste à régionaliser la gouvernance de la société de projet, qui deviendra un établissement public local, même si l'État conservera une minorité de blocage. Le deuxième a été résolu en confiant aux collectivités locales le soin d'avancer l'argent nécessaire pour démarrer les travaux en attendant les financements de l'État et de l'Union européenne, qui fonctionne "sur factures".

"En échange, l'État confirme le principe du financement d'un montant d'un milliard d'euros", a précisé le ministre.

"La taxe poids lourds n'est pas la seule solution".

"Sachant qu'Emmanuel Macron venait à Amiens, on a provoqué ce conseil de surveillance" de la société de projet du canal Seine-Nord, a déclaré Xavier Bertrand, président Les Républicains de la région des Hauts-de-France qui en a été porté à la tête.

Interpellé sur le dossier en marge de sa visite chez Whirlpool et Amazon, Emmanuel Macron a estimé "que la décision qui a été prise est la bonne. C'est celle qui permet, de manière crédible et soutenable pour l'ensemble des collectivités publiques, de donner une visibilité à ce projet et d'avancer".

Selon le gouvernement, mars 2018 correspond à une date butoir fixée par l'Union européenne, elle aussi contributrice.

A l'origine, le protocole financier conclu à l'automne 2016 prévoyait des enveloppes de 1,8 milliard d'euros de l'UE, dont 980 millions sur la période 2015-2020, d'un milliard d'euros de l'Etat sous forme de subventions et d'un milliard d'euros des collectivités territoriales, dont plus de 302 millions pour la région Hauts-de-France.

Mais Emmanuel Macron a annoncé le 1er juillet une pause dans les projets d'infrastructures, en arguant d'un écart de 10 milliards d'euros entre le coût des chantiers à financer par l'Etat et les ressources disponibles sur le quinquennat.

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