Choisissez votre camp pour le mois sans tabac — Patch ou vapotage

FRANCE: Le pays vice-champion d’Europe du tabagisme

Coup d'envoi de l'opération «Mois sans tabac»

Après une phase d'information en octobre, les près de 16 millions de Français qui fument régulièrement sont invités à relever le défi à partir du 1er novembre: arrêter pendant un mois, en espérant créer le déclic pour un abandon définitif.

"Le succès de la première édition nous a montré que les Français étaient réceptifs à l'incitation positive dans l'arrêt du tabac", a dit François Bourdillon, directeur général de Santé publique France. " Il ressort des premières analyses de cette opération que le collectif est une des dimensions à privilégier, c'est d'ailleurs le fil rouge de l'édition 2017 ", ajoute-t-il. Selon cette expérience, arrêter de fumer pendant un mois multiplie par cinq les chances d'arrêter définitivement le tabac. Pour le deuxième "Mois sans tabac", en novembre, le gouvernement invite les fumeurs à choisir leur équipe, par thème ou par région, pour "susciter 1 million de tentatives d'arrêt du tabac".

17 équipes régionales sont aussi proposées, et il sera possible de créer sa propre équipe, en famille, entre amis, ou au sein d'une même entreprise. Douze grandes villes accueilleront un "dispositif itinérant, ludique et interactif", sur le modèle des "fan zones" de supporters, pour "aller à la rencontre des fumeurs et de leur entourage". Ces lieux permettront de s'informer, de rencontrer des professionnels de santé, de s'inscrire à #MoisSansTabac et de participer à des animations.

L'an dernier, l'opération "Mois sans tabac", menée en collaboration avec l'agence sanitaire Santé publique France et l'Assurance maladie, s'était concrétisée par un spot télévisé ou encore la distribution de 630 000 kits gratuits d'aide à l'arrêt du tabac. Cet engouement s'est aussi manifesté sur les réseaux sociaux: la page Facebook a compté jusqu'à 10 000 interactions par semaine et bénéficié de 70 000 likes. Les Français figurent parmi les plus gros fumeurs en Europe, avec 32% de fumeurs réguliers et 24% quotidiens.

La cigarette "ne doit plus être une norme sociale", a souhaité Agnès Buzyn, déplorant un regard encore "trop souvent complaisant" sur ce fléau qui tue plus de 73.000 personnes et coûte 26 milliards d'euros chaque année.

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