L'antifa genevois prend sept ans de prison

Une voiture de police incendiée avait été incendiée par des manifestants anti-police à Paris le 18 mai 2016

Une voiture de police incendiée avait été incendiée par des manifestants anti-police à Paris le 18 mai 2016

Le procureur avait en outre requis quatre ans de prison ferme contre Antonin Bernanos, devenu avec ce procès l'une des figures les plus médiatiques de la mouvance antifasciste.

La justice a frappé fort dans le dossier de la voiture de police brûlée à Paris. Il avait requis de lourdes peines de prison ferme le 22 septembre.

Antonin Bernanos, étudiant de 23 ans, a été reconnu coupable d'avoir frappé le policier encore assis dans la voiture et jeté un plot métallique sur le pare-brise arrière.

Jugé coupable d'avoir frappé le véhicule puis Kevin P. à coups de barre de fer, Nicolas F., informaticien à l'allure sage qui a reconnu les faits, a lui été condamné à cinq ans de réclusion dont deux et demi avec sursis.

Les peines requises par le parquet s'échelonnaient de douze mois de prison avec sursis à huit ans de prison ferme. Antonin Bernanos n'a pas été incarcéré à l'issue de la lecture du délibéré.

Les peines vont de 12 mois de prison avec sursis à 7 ans ferme pour le Suisse Joachim Landwehr, en fuite, auquel il était reproché d'avoir lancé la fusée de détresse à l'intérieur de la voiture. Angel Bernanos, frère d'Antonin, et Bryan M., poursuivis pour participation à un groupe armé, ont eux été relaxés par le tribunal.

Trois jeunes hommes sont poursuivis pour avoir participé à un "groupement formé en vue de commettre des violences", un délit créé par la droite en 2009 et très critiqué par les avocats de la défense. En marge d'un rassemblement contre les violences policières, le 18 mai, une voiture des forces de l'ordre a été incendiée quai de Valmy, à Paris.

Le procès des neuf protagonistes présumés de l'attaque s'était déroulé dans une ambiance tendue, au mois de septembre, et les soutiens des prévenus étaient nombreux à se retrouver, ce mercredi, avant le délibéré, séparés des journalistes et des gendarmes par des barrières.

Les images du véhicule en flammes et d'un policier parant à mains nues de coups de tige métallique avaient fait le tour du monde. Si un calme relatif avait régné dans la salle d'audience, les débats ont été ponctués de clameurs et cris poussés par des dizaines de partisans des prévenus, rassemblés chaque jour à l'extérieur.

Un second rassemblement est prévu à 19h30, à Ménilmontant.

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