Africa's Pulse 2017 : L'économie sénégalaise se porte bien, mais…

La croissance de l'Afrique subsaharienne projetée à 2, 4 % en 2017 (BM)

Ralentissement de la croissance hors hydrocarbures, le pétrole sauve la mise

Après quelques mois de faibles performances, l'Afrique du Sud et le Nigeria ont renoué au deuxième trimestre de l'année en cours avec la croissance influant ainsi sur celle de la région.

La croissance économique en Afrique subsaharienne reste encore modérée et inférieure aux anticipations qui tablaient sur une progression de 2,6 %. Ce relèvement, explique le rapport de la Banque mondiale, est tributaire de l'amélioration de la conjoncture internationale à travers notamment la hausse des cours des produits des industries extractives et le retour des flux des capitaux.

La croissance de l'Afrique subsaharienne s'est renforcée en 2017 grâce à un élan de l'activité et des échanges mondiaux et devrait ainsi passer d'un taux de 1,3 % en 2016 à 2,4 % en 2017, indique la dernière édition d'Africa's Pulse, un rapport semestriel de la Banque mondiale qui analyse l'état des économies africaines. De plus, la région connaît une reprise à plusieurs vitesses. Les premières sont boostées "par les investissements dans les infrastructures et une meilleure productivité agricole" et les secondes "profitent du redressement des cours internationaux sur fond de rebond de la production minière et des investissements". Malgré des perspectives positives, le rapport met en garde contre "la mollesse persistante de cette embellie, insuffisante pour accroître le revenu par habitant en 2017 ". Les mesures d'ajustement budgétaire, restées partielles, n'ont pas permis de réduire significativement les déficits.

Sur l'ensemble de l'année en cours, la croissance économique devrait modestement s'établir à 2,2%, avant de ralentir davantage en 2018, précise la même source.

S'agissant des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), le rapport relève que les perspectives demeurent difficiles. Par ailleurs, la Banque Mondiale demande aux pays africains de redoubler d'efforts pour remédier à l'insuffisance des recettes et contenir les dépenses afin d'atteindre l'équilibre budgétaire.

"Le défi pour la région reste de soutenir une croissance forte et inclusive".

Quant à l'expansion économique dans les pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), elle devrait se poursuivre à un rythme soutenu, portée par un fort investissement public en Côte d'Ivoire et au Sénégal. "En outre, ces performances modérées ne pourront entraîner qu'une hausse modeste du revenu par habitant...", informe l'économiste principale de la Banque mondiale Punam Chuhan-Pole qui a dirigé ce rapport.

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