Donald Trump reçoit Justin Trudeau, négociations sur le libre-échange

Trudeau parle de sa relation avec Trump devant sa fille

Trudeau est à Washington pour rencontrer Trump

La quatrième session de négociations tripartites sur l'avenir de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) s'est ouverte mercredi à Arlington, près de Washington, alors que le président américain Donald Trump souffle le chaud et le froid, n'excluant pas de conclure des accords séparés avec le Canada et le Mexique. Sa visite intervient dans un climat de tensions exacerbées entre les Etats-Unis et le Canada sur le dossier des avions du groupe Bombardier.

"Il faut que ce soit équitable pour nos deux pays", a martelé le président septuagénaire, qui a promis en campagne de "faire revenir" les emplois aux États-Unis en renégociant le traité. Elle estime que ceux-ci ont bénéficié de subventions substantielles du gouvernement canadien et sont vendus en-dessous de leur prix de fabrication.

Le dirigeant canadien a pour sa part menacé de ne pas acheter 18 avions de combat Super Hornet de Boeing si les États-Unis persistaient dans leur volonté de pénaliser Bombardier.

L'ancien chef conservateur, un fervent partisan du libre-échange, a affirmé que de puissantes forces protectionnistes qui ont précédé la présidence de Donald Trump étaient actives dans la société américaine et qu'elles n'allaient pas disparaître de sitôt. Pour autant, les relations commerciales sont tendues depuis l'investiture en janvier du milliardaire républicain qui ne cesse de dénoncer l'Aléna comme le "pire accord commercial" qui soit.

Les leaders du Canada, des États-Unis et du Mexique semblent de moins en moins optimistes face à la survie de l'entente commerciale.

Trudeau a déclaré mardi soir, devant une assemblée de femmes d'affaires à Washington, qu'il voit sa rencontre avec le président comme une poursuite de ses efforts pour en arriver à un accord profitable pour les deux pays.

Le président de la Chambre de commerce américaine Thomas Donohue a toutefois fait part de son pessimisme dans un discours prononcé à Mexico mardi 10 octobre. "Il y a plusieurs pilules empoisonnées qui pourraient condamner l'accord tout entier", a-t-il dit, citant notamment une clause selon laquelle l'accord expirera au bout de cinq ans sauf si les trois parties sont d'accord pour le proroger.

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